Man. d'Auxiron, B. B
Le premier président ne transmit point au balonnier les disposition^ do l'arrêt de la Cour, car c'eût été un beau toile de la part des avocats, s'ils avaient appris qu ils ne renonçaient à former un corps légal que pour relumbur sous Tempire des arrêts si sévères de 1695. Certes, ils n'eussent poini persisté sous cette menace dan. la décision de dissoudre leur communauté, car ils entendaient bien jouir de leurs anciens usages K
Le parlement de Franche-Comté devait bientôt connaître cà nouveau les jours mauvais et voir ses membres dispersés comme en 1759. En février 1771, le parlement de Paris avait été supprimé par le chancelier Maupeou. Les conseillers de Besançon s'étaient, sur le moment, livrés à des protestations. Un peu plus tard, le Ih juriîH, n.îiiuie le bruil courait de la suppression des parlements, ils s'élevèrent violemment contre cette menace, dans une dLlibdciliuiK La réponse de l'autorité royale ne tarda guère. Le o août, trente et un conseillers recevaient des lettres d'exil, et parmi eux le premier président de Grosbois et Irois autres présidents. Le 8 nnfit, le nouveau parlement était déjà reconstitué. La vénalité était supprimée. Les avocats qui s'étaient toujours joints aux parlementaires n'hésitèrent pas à prendre parti pour les exilés. Tout d'abord, aucun des membres du bniTonu ne parui uix audiences '. La nouvelle cour de justice ne voulut point user de rigueur envers eux. Sans doulu les avocats reprirent peu à peu le chemin du palais. Comme ils ne formaient i.lus communauté, le tableau, jusque-là rédigé n l'assemblée de l'ordre et
1. Histoire des révolutions.... du barreau français, op. cit., p. 27 et 28.