Estignard, op. cit., p
signé par le secrétaire, fut remis au grefTe de la Cour pendant plusieurs années par l'avocat Vanner, faisant les fonctions de bâtonnier, parce qu'il les exerçait au moment de la dissolution de l'ordre. Vers la même époque, la bibliothèque des avocats fut transférée au couvent des Carmes, sans doute parce qu'on avait retiré aux avocats la chambre dont ils jouissaient au palais, sous le prétexte qu'ils ne formaient plus communauté. Les avocats profitèrent de ce qu'ils possédaient un nouveau lieu de réunion pour y faire une assemblée dans laquelle ils se renommèrent des officiers. Le parlement ferma les yeux sur cette élection '.
Les avocats s'étaient vite aperçus qu'ils n'avaient rien à gagner à rester dispersés, et qu'un ordre comme le leur ne pouvait se passer que difficilement de règles nettement définies.
Aussi, en 1774, sans doute lorsque, à Tavènement de Louis XVI, la disgrâce du chancelier Maupeou faisait espérer aux gens de loi que les parlements allaient retrouver des jours plus heureux, les avocats de Besançon élaborèrent de nouveaux projets de règlement. Nous en connaissons deux '.
L'un de ces projets, dû à Tavocat Ordinaire, comprend sept articles. Il ne contient pas grande innovation en ce qui concerne la nomination des officiers et l'inscription au tableau. Mais il reconnaît formellement le droit de censure du bâtonnier, du conseil de Tordre et de l'ordre tout entier sur les avocats coupables de faute ^