Histoire des révolutions.... du barreau français, p
2. Affaire des avocals. Recueil, n" 4154, B. B. La censure, lettre à **'.
Les avocats de Besançon s^empressèrent de répandre dans la pruviiice le petit livre de Targel r.ien plus, dans une réunion préparatoire nu café Jandel, puis dans une assemblée tenue aux Carmes, en la chambre noire, qu'on appelait ainsi à cause de la couleur du costume des avocats qui s'y réunissaient, ils décidèrent de se nommer des censeurs. Les censeurs ainsi choisis par leurs confrères furent au nombre de vingt-cinq et on leur adjoignit neuf « adjudans ^ ». Ils avaient usé de leur^ pouvoirs, sans soulever de critiques, en 178i d'abord, en rayant du tableau l'avocat Durget, accusé par sn propre sœur d'être un faussaire. Ils avaient même, contrairement aux usages courants, fait imprinipr un nouveau tableau le 5^2 mai 1783, y omettant intentionnellement l'avocat Rouget, inculpé de séduction et de sévices. Ils avnion! onfln donné une publicité retentissante à ce nouveau tableau, le montrant à tout venant pendant le concours de gens venus à Besançon pour rostension du saint Suaire et pour la foire, et le répandant ensuite dnn> la campagne pendant les vacances de TAscension ^ Ces procédés n^avaient, sur le moment, soulevé nulle confrovorse.
il 11 en devail [hhiiI toujours être ainsi. En 1783, un avocat du nom deMarguet avait été accusé d'avoir volontairement dissimulé des pièces dans un procès soumis à des arbitres; d'avoir abusé de la signature d un confrère, M Lebeaux, en lui attribuant un mémoire injurieux auquel il n'avait point pris de part, et d'nvoir tron-
1. Atfaire des avocats. Recueil, n» 4154, B. B. Mémoire pour Rouget contre Lebeaux, p. 9.