Recueil des édits, t. I, p
dans un registre leiiu dans chaque université. En outre, les étudiants devaienl a[)|)oser leur signature dans des caliiers de présence tous les trois mois. Ils seront dans Tobligalion d'écrire ce qui sera dicté par les professeurs, de leur demander à la lin de Tannée des attestations de leur assiduité et de les faire enregistrer au grefTe delà Faculté. Les ofliciers du parquet consulteront ces registres, quand un avocat demandera à être reçu, avant même de viser les lettres de licence ; faute de cette précaution, la réception de l'avocat serait considérée comme nulle.
Pour prendre ses degrés, l'étudiant subissait, après les deux premières années d'étude, un examen en parliculier; et s'il était jugé suffisant et capable, il devait soutenir un acte publiquement, pendant deux heures au moins, pour élre reçu bachelier. Pour obtenir ses lettres de licence, il fallait (ju'il passe un second examen h la fin de la troisième année d'étude, soutienne ensuite un acte public et réponde tant du droit canonique que du droit civil pendant trois heures au moins. Quant à celui, enfin, qui voulait être docteur, il était tenu de soutenir un troisième acte un an a|M'ès celui de licence, et de répondre pendant quatre heures sur différentes matières de Tun et de l'autre droit. Lorsque l'étudiant faisait preuve d'incapacité dans l'un ou Tautie de ces examens, on le renvoyait pour étudier pendant six mois ou un an.
Une déclaration du roi de 1086 ^ fixa à dix-lmit ans Tàge auquel on pouvait s'inscrire aux facultés pour suivre les cours. Mais il existait des dispenses pour ceux
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