Livre de serment du parlement. A. D
séance, à la date des lellies de docteur ou de licencié du postulant. Cependant, lorsque quehjue i)arenté le liait à l'un des conseillers au parlement, on lui donnait droit dépasser avant les aulres ^
En présentant le futur avocat, le conseiller demandait (ju'il plaise à la Cour de le recevoir au serment, qu'il était licencié dételle université, et que les gens du roi avaient vu ses lettres. Le réci|)iendaire devait se tenir debout, en robe, le bonnet à la main. Quand les gens du roi avaient donné leurs conclusions pour la réception, il prétait le serment, dont nous avons donné le texte, la main sur les Évangiles ^
La récepîion s'inscrivait ensuite sur un registre appelé registre des matricules. Un en donnait a favocat un extrait sur [larchemin que Ton appelait son matricule. Cet extrait était signé du greftier en chef et contresigné parle principal commis qui tient la iilume aux audiences. On faisait aussi mention de la prestation de serment au dos des lettres de licence de l'avocat. Toutes les formalités se trouvaient alors remplies pour que l'avocat pût être admis au tableau ^.
Ce premier serment, (jue prêtaient les avocats au jour de leur admission au barreau, ils devaient le [iréter à nouveau tous les ans à la rentrée de la Saint-Martin. Les avocats étaient tenus de se présenter, cliaipie année, à la grande audience, en robe et en bonnet, h Touverture
1. Arrêt du 25 juin KSo Actes importants du parlement de Besançon.
2. Les avocats prêtaient aussi sans doute le serment, la main sur le livre de serment, car ce livre contenait, en face de la formule spéciale à chacun de ceux qui étaient astreints au serment, une image de la croix, dont la destination se comprendrait par cet usage.
3. Histoire abrégée de l'ordre des avocats, par Boucher d'Argis.
du parlement, et de prêter le serment entre les mains du premier président ou de celui qui le remplaçait. Mais comme le délilé des avocats devant la Cour, pour le serment de la Saint-Martin, aurait été interminable, on décida bientôt que la formule du serment serait seulement prononcée par quelques avocats au nom de tous leurs confrères. Les statuts de 1707 fixèrent que chaque année, à l'avenir, six avocats seront députés par leurs confrères pour prêter le serment. Cet usage se maintint dans la suite.