Petit, Histoire des ducs de Bourgogne, t. VII, p
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donc rêgulièreiiient établi La même ville abritera désormais la plupart de ses assemblées; des ofticiers, pourvus de commissions spéciales pour chacune de ses réunions, formeront sa cour; et sa juridiction s'étendra sur une région déterminée.
Dans cette époque troublée du \i\' siècle, le parlement ainsi constitué n'est encore qu'une bien pâle image de cette cour souveraine que nous retrouverons si brillante au xvr et au xvn'' siècle. Les guerres ravagent continuellement la province, guerres intestines entre les grands seigneurs, guerres avec les Anglais, guerres avec les Grandes Com|)agnies. A deux reprises la peste noire vient encore ajouter k toutes ces horreurs. Aussi le parlement ne se réunit qu'à époques très irrégulières et dans des sessions fort peu prolongées. Anciennement la durée de ces sessions n'était guère que de trois à cinq jours; avec le temps, par suite du nombre croissant des aiïaires, le parlement tint des assises uïi peu plus longues. Kn 138:2, notamment, la durée de la session s'étendit du 8 juillet au 11 août '. En général, le parlement ne tenait sa cour ijue tant qu'il avait des procès à juger; les affaires qui lui étaient soumises une fois tranchées, il se séparait.
Quelle était à cette époque la situation des avocats du [parlement de Dole ?
Jusqu'au xiM^ siècle, en Bourgogne, comme en tous autres pays coutumiers, les juridictions séculières avaient ignoré la représentation en justice. La comparution était alors personnelle. On commença au milieu du xiii^ siè-