‹ Les avocats du Parlement de Franche-Comté [microform]Chapitre 88 sur 112 · Recueil des édits, t. 1, p · texte numérisé non relu

Recueil des édits, t. 1, p

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nous reste [)eu de documents puui nous pormettre de juger qiieile devait être l'éloquence des avocats bisontins dans leurs plaidoyers. On peut cependant se rendre compte facilemeiil, par les mémoires qui nous son! parvenus, qu'elle ne brillnil point par la simplii ité. Si les avocats ne remonlaient point dans leurs plaidoyers jusqu'au déluge, toute l'histoire romaine y défilait souveid.

L'abus des citations y voisinait avec l'accumulation de prétentieuses tigures de iliéloiiiiue. Il faut arriver .1 la fin du wni'-^ siècle pour que b* style des avocats devienne moins am[Mjulé et moins [irétenlieux.

Les statuts de 1707 spécifient pourtant que « les avocats seront courts et nets dans leurs plaidoiries et dans leurs ,écrilures, qu'ils [)laideronl avec modestie c\ sans invectives, sans se [)iquer les uns les aulres ni se rien dire contre Tbonneur de la profession ^ »

Un règlement de la Cour, en date du 5 janvier 17^i, ordonn(Miussi que <( lorsipie la Cbnmbre pei'metlra la réplique aux avocats, ils seroid succincts, et s'ils la prolongeaient au delà des justes bornes, celui qui pn^sidera leur ordonnera de conclure ^. »

Les avocats, dans leurs plaidoyers, devaient traiter les conseillers du titre de Nosseigneurs. Nous avons vu à quels démêlés avait donné lieu celte question (Tappellation. Ils ontledroil d(* rester couverts el assis devant la Cour. L'avocat seul qui parle doit éîre découvert et debout. Les avocats ne sont pas obligés de se découvrir

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