CHAPITRE V
LA SITUATION DK l'aVOCAT (sES PREROGATIVES)
Si la discipline des avocats se montrait assez sévère pour exiger d'eux «piils fré(iuentent le barreau el (pi'ils résident à Besancon, si elle leur demandait une probité au-dessus de tout soupçon, c'est que les avocats du parhiiMMil de P)esançon jouissaient d'une silualion [irivilégiée tant a cause des prérogatives attachées à leur litre, ([u'à cause de riionoraliililé même iju'il valait à ceux qui en étaient revêtus. On comprend que, dans ces conditions, les avocats aient eu souvent à défendre leur lablcau coidre l'intrusion de gens (pii, sans i)laider ni tréqueider les audiences, prétendaient s'y glisser, uniquement pour jouir des prérogatives qu(^ la situation |M)uvait leur conlerer, sans avoir à en supporter les cliarges.
Un des privilèges les plus importants des avocats du parlement de Besançon était le droit de cnmwitfimm. Nous avons vu, en ctudianl riiisloire des avocats de Dole, que ce droit leur avait été accordé en IfiiO. par Pliirq)i)e IV, et qu'il leur permellait de faire juger en premier ressort devant la Cour les causes où en matière personnelle ils étaient défendeurs ^