LES « SORTIES » DES INFRAMICROBES
Par l'étude précédente nous avons voulu montrer la réalité de « sorties » microbiennes après choc médicamenteux. Nous avons rapporté des observations cliniques qui ne prêtent pas à discussion et qu'une étude expérimentale à permis de confirmer en même temps qu'elle en précisait le mécanisme.
Mais si les infections de sortie sont le plus souvent causées par des microbes visibles, décelés par l’hémoculture, il faut savoir qu’il est possible de voir tn clinique humaine des « sorties » d'ultravirus. Il nous suffira de rappeler l'apparition d’efflorescences herpétiques au début d’une pneumonie où d’une méningite cérébro-spinale.
Or, les chocs médicamenteux étant capables de provoquer des « sorties >» microbiennes, il est logique de concevoir la possibilité d’un phénomène similaire pour les virus filtrants. En effet, et alors que la révision de la littérature médicale se montre bien pauvre
en faits de « sortie » microbienne visible, nombreuses
Et PE
sont les observations ayant trait aux « sorties » de virus filtrants, en particulier après Femploi de la vaccinothérapie.
L. Friedrich a vu apparaître un herpès facial chez 7 personnes ayant présenté des phénomènes de ehoc après l’injection intraveineuse d’un mélange de streptocoques et de B. prodigiosus (1).
Darier et Widal ont rapporté des cas semblables consécutifs au choc que parfois provoque la vaccination antityphoïdique.
Widal, Abrami et Brissaud les ont également signalés après le choc protéinique consécutif à Finpection sous-cutanée ou imtramusewlaire de lait, eonfirmant ainsi les observations de Schmitt dans sa description de fa « maladie du lait » (2).
Schôttmuller a pu obtenir régulièrement une éruption herpétique à la suite d’une inoculation intraveineuse de B. coli tués.
Naegeh a rapporté des cas d’herpès expérimentalement provequés par injection de divers vaccins microbiens. (3)
Teissier, Gastinel et Reïlly, lors de leur étude sur lherpès expérimental, insistent sur Pimportance des perturbations humorales (choc protéinique d'origine microbienne ou toxique) dans le déterminisme des
poussées herpétiques chez lhomme (4). Hs affirment
(1) L. Friepricm, Berl. Klin Woch, 1895, p. 1065.
(2) F. Winar, P, Agram et Et. BrissAUD, Presse Méd. n° 19, 1920,
(3) NAEGELI, SCHWEIZ, Med Woch. n° 2, 1926.
(4) P, Tessier, P. GasrinEz et J. Rey, Journ. de physto. et de patho. géné. IAE KAIVEN 2