‹ Les Bactériémies et Septicémies Consécutives aux Chocs Médicamenteux: Étude Clinique et ExpérimentaleChapitre 32 sur 36 · RUE · texte numérisé non relu

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Il'est sacrifié mourant deux jours après. Son cerveau contient le virus herpétique.

Certes, la « sortie » du virus herpétique n’est pas due dans ce cas à un choc provoqué par un médicament, mais elle semble de toute évidence liée à la modification subite de l'équilibre des espaces sousarachnoïdiens, peut être même à une légère effracon vasculaire, et l’on sait que des troubles semblables peuvent être observés à l’occasion des chocs médicamenteux.

H ny a pas parmi les infections dues aux inframicrobes que l’herpès à subir l'influence des phénomènes de choc. Quoique plus rares on a signalé des « sorties » zonateuses après Femploi des vaccins (Milian. Lotte). L’impossibilité de transmettre à un animal l'infection zonateuse fait que le mécanisme présidant à Son apparition ne peut être encore étudié expérimentalement.

Autrement intéréssant est à ce point de vue le virus vaccinal. En effet, à en juger par les expériences de E. Rivalier, H. C. Pham et Ph. Decourt, il semble que le virus vaccinal puisse également obéir aux sommations d'origine nerveuse. Ces auteurs ont constaté qu'inséré à l’état de pureté dans les ganglions mésenlériques du lapin ou du chat, le virus vaccinal s’y développe sans qu’apparaisse aucune efflorescence culanée où muqueuse. Il était dès lors indiqué de voir

si la faradisation du sympathique ne modifierait pas

HS LE

cette évolution. L'expérience devait montrer qu’en utilisant une même souche de virus Les résultats sont variables d’un animal à l'autre. Toutefois la « sortie » des infranricrobes peut être obtenue, témoin ce protocole :

Lapin BIS

Le 27 mai, insertion de virus vaccinal pur dans le ganghon mésentérique.

Le 3 juin, on prelève 2 ce. de sang que l’on étale à la surface de la peau d’un lapin neuf après scarification et sur laquelle n'apparaîtra les jours suivants aucune vésico-pustule.

Ce même jour, on électrise le splanchnique gauche à deux reprises pendant 45 secondes; état de choc très marqué. Quatre heures plus tard, épilation d’une plage cutanée (10 cm./10 em.) sur laquelle apparaissent les jours suivants sept éléments vaccinaux, avortés mais typiques. On prélève en même temps 2 ce. de sang que l’on applique sur la peau scarifiée d’un lapin neuf; le 10 juin on note le développement de trois pustules vaccinalies.

Lapin B 23 - Témoin

Le 7 juin, insertion du même virus vaccinal dans le ganglion mésentérique.

Le 14 juin, laparatomie, éviscération, sans iraillement sur le splanchnique. Quatre heures plus tard, épilation d’une plage cutanée qui les jours suivants ne montre aueun élément: le sang prélevé au même moment est étalé sur la peau scarifiée d’un lapin neuf : aucun développement ultérieur de pustules.

A lire ce compte rendu, il apparaît que la « sortie »

du virus vaccinal s’est manifesté à la fois par Pappa-

Se To

rition d'éléments cutanés durant les jours qui suivirent la faradisation du splanchnique et par la virulence du sang recueilli quelques heures après cette intervention. Ici encore on ne saurait incriminer le traumatisme opératoire qui s’est montré incapable chez un animal témoin de provoquer le transfert du virus dans la circulation.

On peut donc conclure que, visibles ou invisibles, les microbes les plus divers parviennent, sous l’influence d’une irritation violente du système neuro-végétatif, à franchir les barrières locales que les éléments de défense de l'organisme avaient édifiés autour d'eux.

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