‹ Les Bactériémies et Septicémies Consécutives aux Chocs Médicamenteux: Étude Clinique et ExpérimentaleChapitre 6 sur 36 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

C'est à Maurice Nicolle que l’on doit le terme de «< microbes de sortie ». Cet auteur, lors” de recherches sur la morve expérimentale (1) du cobaye, fut frappé de la fréquence des infections intercurrentes -- notamment la pseudo-tuberculose et la € maladie du nez » — dont étaient atteints les animaux soumis à lexpérimentation.

A vrai dire cette notion n’était pas entièrement nouvélle. Depuis longtemps on avait observé, tant en Clinique humaine qu’animale, la fréquence des infections secondaires au cours de maladies bien spécifiées. Pourtant le mérite de ce savant n’en était pas moins grand, car non seulement il reproduisait expérimentalement des faits d'observation quotidienne, mais il mettait en garde contre cette substitution de germes qui permet à l'agent réel d’une infection de se dissimuler derrière le microbe voué jusqu'alors à une existence saprophytique et, dont il Pa brusquement « fait sortir ».

Cette expression connut rapidement la fortune, et

l'abus auquel donna lieu son emploi amena bientôt

(1) M. NicoLLzEe. — Etude sur Ja morve expérimentale du cobaye (3 mémoire Annales de l’Instilul Pasteur, t. 20. oct. 1906.

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