AU BAGNE
Autrefois , avant les ordonnances sur Torganisation des galères ,
conlre-sigiices Collu i l , et «jui |)«i tak'nl ((iic lorsqu'un condamné [)arvenail ù s'»''< hap|M'r , Targousin (garil'uMi) i\e la rbiourmc serait mis a la chaîne jiis(|u'a te qu'il soit repris, le général des gah-res avait un bourreau à ses ordres, et le niarclié passé entre le clief des chiourmes et rexécufeur. des arrêts de sa justice portait que le
bourreau recevrait : '
Pour rompre. . .* -, ^. - .' . . . 20 livres.
Pour pendre 15
Pour brûler vif. 15
Pour couper les oreilles 6
Pour couper le nés 2
Pour cou|H?r la langue 2
De nos jours, dans les bagnes, l'oflice de l'ext'cuteur existe encore; mais ses fondions se n-duisenl presque lo«ijour!! à appliquer lîi Imstoiuiade , cliâlinient qui résiune là, à quelque exception près, presque toute ta collection des peines; car, il Faut le dire , le code criminel , quelquefois si sévère pour le coupable, lui donne la franchise du délit et du crime, quand une fois il a pris place sur le banc des galères. Le forçat voleur, faussaire, faux-monnayeur, vit sous ta tutelle de la loi, qui semble morte pour lui comme il est mort pour elle , et il peut commettre impunément tous les crimes contre la propriété , il ne court risque que de se voir étendu sur une souche qu^on nomme bane de justice y et frap})é [y,\v un bras vigoureux d'un nombre de coups de garcette ou corde goudronnée, qui varie de dix à cent ; el a moins (jne le eondamné ne joue du couteau conln . M)u -;iuilien , (ju'il i\v rétnulTe dam ses bras ou qu'il ne le jette dans les Ilots, il raclièlem tous les crimes par la lla^^ellation.