‹ Les bains d'Europe (volume 2)Chapitre 25 sur 465 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

a trop prolongé le bain. Chez quelques personnes elle se fait attendre plusieurs heures , sans qu'il en résulte d'inconvénients. Le bain de pieds chaud et d'autres moyens propres à déterminer la réaction ne doivent être employés que sur la prescription du médecin.

En général, il faut éviter de se baigner au moment du flot ou marée montante. Sur la plupart des côtes, Teau est alors souillée de limon, d'écume et de détritus animaux dont le contact peut être nuisible. Quand la mer est phosphorescente, le bain détermine quelquefois de l'urticaire. On choisira pour se baigner, soit le moment de la pleine mer, soit le temps du jusant ou marée descendante, en n'oubliant pas qu'alors la mer tend à emporter au large tout ce que les lames soulèvent. L'heure la plus convenable pour le bain, est de onze heures à six. C'est alors que Tair est le plus chaud, et les forces, remontées par le premier repas, concourent aussi bien que la chaleur de Tair à faciliter la réaction. On sait qu'en général il ne faut pas se baigner moins de trois heures après le repas.

La durée d'une saison est de vingt à trente bains ; elle peut êtr^ portée jusqu'à cinquarite ou soixante dans certains cas, mais elle ne dépasse que bien rarement ce terme. Enfin il ne faut prendre qu'un bain par jour, à moins d'indications particulières.

On peut juger, d'après ce qui précède, que les bains de mer exigent, pour être pris avec avantage ou même sans inconvénients, des notions spéciales auxquelles sont étrangères la plupart des personnes qui fréquentent les côtes pendant la belle saison' et qu'il est indispensable de prendre, à c sujet, l'avis d'un médecin.

Analyse (Schweitzer, Laurens, Ragazzini).

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