INTRODUCTION. —CURES DE PETIT-LAIT ET DE RAISIN. XLIX
supplémentaires qui ne sont pas sans importance. Le premier doit être le plus fort, les autres sont égaux entre eux. On mange la première dose à jeun et dans la vigne encore mouillée de rosée. Tel est le précepte, auquel on doit ajouter quelques précautions à prendre par les malades pour éviter les refroidissements, faciles à cette heure dans les pays accidentés, et au milieu des ceps ruisselants d'eau.
Pendant le traitement, on interdit au malade Tusage du vin, des fruits secs, noix, amandes, etc., et des mets farineux. Un pain léger, de Tespèce qu'on appelle à Paris pain viennois, et de Feau pure, tel est le déjeuner et le souper du malade soumis à la cure de raisin. Aa dîner, on permet des aliments azotés, viandes blanches et noires indifféremment. C'est pour TAllemagne que le traitement est ainsi formulé, car les auteurs allemands, presque seuls, ont traité ce sujet; mais il est facile de l'appliquer en France, surtout dans les pays où l'on mange moins et moins souvent qu'en Allemagne.
Nous nous contenterons de mentionner ici le traitement par les bains aromatisés soit avec les feuilles d'arbres résineux appartenant en général aux espèces pimis et abies, soit avec des plantes alpestres. Ces moyens, qui peuvent avoir leur importance comme adjuvant, et qui s'accompagnent d'ailleurs d'un séjour plus ou moins prolongé dans les montagnes , se rattachent plutôt à l'hygiène qu'à la médication thermale. — (Voy. Ed. Carrière , les Cures de petit-lait et de raisin en Allemagne et en Suisse dans le traitement des maladies chroniques.,.. Paris, 1860, in-8.}