‹ Les ballonsChapitre 71 sur 110 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

coup les musulmans, et servait à Bonaparte à leur imprimer une terreur utile. Conté, le directeur de rétablissement aérostatique de Meudon, l'avait suivi dans son expédition.

Mais une circonstance malheureuse vint arrêter le développement de cette école, qui, bien dirigée, aurait pu rendre les plus grands services; le 16 décembre 1804, au moment où le bouquet du feu d'artifice du couronnement s'élevait dans les airs, un ballon pour lequel on avait fait remettre au citoyen Garnerin, aérostier des fêtes publiques, une 6omme de 23,500 francs, partit emportant avec lui une énorme couronne, illuminée en verres de couleurs.

Le lendemain, le ballon passait au-dessus de Rome, et allait tomber dans le lac Bracciano, après s'être accroché un instant au tombeau de Néron. Depuis ce temps, l'empereur détesta Garnerin et les ballons, l'école de Meudon fut abandonnée et Garnerin perdit sa place.

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