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CHAPITRE DOUZIÈME

LES PARACHUTES. — GARNERIN. — LEBESNIER. — ÉUSA GARNERIN. — LOUIS GODARD.

Tout le monde a vu depuis quelques mois les enfants attacher quelques ficelles à un carré de papier de soie, mettre une petite pierre au point où elles se réunissaient, et jeter le tout en l'air, après avoir eu soin toutefois de faire tomber la pierre la première.

Dans le premier moment de la chute, le papier n'était pas encore déplié, et le caillou tombait avec vitesse; mais tout à coup la résistance de l'air ouvrait la feuille, les ficelles se tendaient, et on voyait flotter en l'air une pierre suspendue. Quand il n'y avait pas de vent, le petit appareil descendait tranquillement et venait tomber doucement à terre.

Quand, au contraire, des courants ascendants venaient gonfler le papier , on le voyait remonter rapidement. Il semble exister une sorte de remous le long des maisons, et le courant est même assez fort.

Ainsi, nous avons vu souvent ces petits parachutes d'enfant, une fois arrivés contre un mur, monter avec rapidité, et entrer même dans des fenêtres ouvertes ; mais si par hasard ils étaient rejetés à deux ou trois pieds de la muraille, ils tombaient aussitôt. Peut-être saura-t-on un jour la loi de ces remous, et pourra-t-on s'en servir utilement dans la locomotion aérienne.

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