LU
Je sais bien que M. Foucard va plus loin et ajoute : « Vous ne pourrez jamais démontrer que tel élément est primitif et tel autre ne Test pas. Et rien de l'appareil scientifique de l'ethnologie ne pourra jamais remplacer ce que seules les sciences historiques possèdent : des textes et des monuments à l'aide desquels, soit par l'examen direct, soit par l'exégèse, on établit une chronologie ». Sur cette affirmation, je fais mes réserves. J'ai pour principe de ne jamais engager l'avenir, tant ma foi dans la science est grande.
Mais je pars de Vétat actuel de nos connaissances en matière de science ethnographique, pour convenir que celle-ci n'a rien à perdre et peut-être beaucoup à gagner, à prêter son effort à l'œuvre méthodique que propose M. Foucart.
« Rien ne peut remplacer, dit M. Foucart, la certitude chronologique. Assurément la certitude chronologique est de capitale importance. Mais la question serait de savoir : a) si cette certitude nous est fournie par l'histoire égyptienne des époques primitives : ce qui est encore bien discuté; et h) si aucun procédé « d'ordre sociologique » ne pourra jamais parvenir à donner une certitude chronologique de qualité approximativement égale à celle que fournit l'histoire de la primitive Egypte : question à laquelle, pour ma part, je suis bien près de répondre par l'affirmative; le procédé géologique des couches inspira déjà bien des initiatives fécondes à la sociologie moderne.
Je ne saurais m'associer, pour ma part, aux critiques générales que M. Foucart adresse à la sociologie. Autant je comprends ses attaques contre« certaine école sociologique », qui n'a pas hésité à bâtir tout un système des origines religieuses sur quelques observations de