‹ Les bambousChapitre 13 sur 44 · ER ; À F · texte numérisé non relu

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cillés, puisqu'ils n’occu- M4 Fig, 15-16-17 pent, par leur point d’a- BAMBUSA MACROCULHMIS

ip ? fs 14. Inflorescence agglomérée.

dhéi ence, qu une partie Évrbon d'nloreseenen. : : APP 16. Graine de grosseur naturelle.

de la circonférence de la NT Brninn Eros

tige.

Les ramifications de l’inflorescence sont simples et peu nombreuses; 1l en naît une alors, une seule, du centre d’un glomérule, qui s’allonge en une tige simple, généralement grêle, flexible, d’une longueur qui varie entre 0",10 et 0,50, La distance d’un glomérule à l’autre varie également : à la base de l’inflorescence, elle est de 0",10 à 0",14, mais elle

n'est plus que de 0",02 à l'extrémité. Mêmes variations pour la grosseur de ces verticilles : ceux d': la partie inférieure sont beaucoup plus développés que ceux de l'extrémité, lesquels se traduisent parfois par la réunion de trois ou quatre épillets seulement.

Chaque glomérule est accompagné à sa base d’une feuille bractéale dont la longueur et la largeur varient selon sa position à la base ou à l'extrémité de l’inflorescence; souvent la longueur dépasse 5 centimètres et la largeur peut, vers la base, atteindre 7 millimètres. Sa forme est acuminée, allongée.

Les ramifications de l’inflorescence naissent, comme nous le savons, du centre des glomérules. Elles sont accompagnées, à leur base, d'organes scarieux, ayant une disposition distique, et dont la forme rappelle celle d’une glumelle à base élargie. Ces organes portent à leur aisselle des épillets réunis en groupe et qui sont le commencement de la formation des ulomérules. Observés un peu plus haut sur la même ramification, les organes scarieux se modifient pour prendre le caractère de feuille bractéale, parce que les glomérules aussi se sont constitués, c’est-à-dire caractérisés. Ceux-ci, considérés en eux-mêmes, ne sont que des rameaux raccourcis, comprimés, et dont l'expansion végétative s’est faite latéralement et circulairement autour d’un très-petit axe, au lieu de s’allonger. Telle est, du moins, notre opinion d’après les observations que nous avons pu faire sur les échantillons assez nombreux que nous avons étudiés.

Nous avons dit que les inflorescences du Bambusa macroculimis, que nous observions en 1872, étaient nées à la base de vieilles tiges entières ou coupées depuis déjà longtemps; c’est donc sur la souche même, et parfois entre les premiers verticilles de racines aériennes, que cette végétation a eu lieu pendant deux années consécutives, car le fait s’est renouvelé en 1873. Lorsque ces inflorescences étaient sur le point de se développer, elles apparurent sous la forme de bourgeons dont la grosseur pouvait égaler celle du pouce, chacun composé de plusieurs gaines scarieuses, assez épaisses, coriaces, apiculées, distiques et imbriquées. C’est du centre de ces organes

que sont sorties les inflorescences, plusieurs ensemble et sur un même point, montrant déjà dès leur base les glomérules accompagnés de leur feuille bractéale. Mais, en 1876, un jeune chaume tronqué par le vent a produit à chaque nœud, au lieu de simples ramificalions, des tiges florales, ainsi que le représent: la figure 14. C’est la seule fois que nous ayons constaté cette floraison aérienne quelque peu avortée.

Les fleurs du Bambusa macroculmis sont hermaphrodites ; elles sont portées sur de petits épillets courts, multiflores et disposés en glomérules compactes et semi-verticillés à chaque nœud, composés chacun d’un nombre d’épillets tout à fait variable de quatre à cent vingt.

Ces épillets sont petits, courts; leur hauteur est de 8 à 10 millimètres; leur forme un peu déprimée se ressent de la compression qu'ils subissent dans leur disposition en glomérules compactes. Ils sont muliflores, portant quatre, cinq ou six fleurs distiques ou imbriquées, fertiles quelquefois en Lotalité, tandis que, dans d’autres cas, les deux ou trois premiéres de la base avortent, ainsi que la dernière, celle de l'extrémité.

Chaque fleur d’un épillet est composée :

1° D'une glumelle inférieure, mince, transparente, haute de 4à 7 millimètres, large de 4 à 5 à sa base, lorsqu'elle est étalée. Le sommet est plus ou moins obtus et terminé par une petite pointe aiguë, comme un mucron. Les bords sont légèrement ciliés. Les deux surfaces sont glabres et parcourues par de très-petites nervures longitudinales, au nombre de douze à seize.

2 D’une glumelle supérieure beaucoup plus petite et complétement enveloppée dans la glumelle inférieure. Elle est de forme naviculaire, un peu allongée, bicarénée, à deux nervures dorsales assez saillantes; elle est extrèmement mince, transparente; son extrémité se termine en deux pointes à peine visibles. Les bords, ainsi que les nervures dorsales, sort garnis de nombreux poils blanchâtres, assez longs relativement à la petitesse de cette glumelle.

9° D'une glumellule (paléole, squamule ou lodicule), extrêmement petite, à peine visible à l'œil nu, de forme allongée,

de couleur transparente. Ses bords, ainsi que son extrémité, sont comme ciliés, fimbriés, pectinés. La glumellule manque dans le plus grand nombre des fleurs; ce n’est que très-rarement que nous avons pu l’observer, et celles que nous avons rencontrées faisaient généralement face à la glumelle supérieure. Il nous est arrivé cependant de coüstater, dans deux ou trois fleurs, que la glumellule occupait parfois l’un des côtés. Ce caractère, Joint à l’absence des deux autres glumellules, indique suffisamment qu’elles ont avorté, comme dans les fleurs, où elles font complétement défaut.

Les étamines, au nombre de six, sont insérées à la base et autour de l'ovaire. Leur longueur dépasse de quelque peu les enveloppes florales. Le filet est grêle, filiforme, de couleur blanche, long de 7 à 8 millimètres. Les anthères, de couleur jaunâtre, sont suspendues par leur partie dorsale; elles sont biloculaires, longues de 3 millimètres et pointues au sommet. Au moment où le pollen va s'échapper, elles s'ouvrent dans toute leur longueur.

Le pistil est composé d’un ovaire très-petit, un peu globuleux, comme légèrement déprimé sur ses deux faces longitudinales, et velu. Le style est long de 4 millimètres environ et de couleur brunâtre. Le stigmate est simple, long de 3 millimètres, également brunâtre et légèrement papilleux.

Le fruit a la forme d’un grain de blé, un peu renflé à l’une de ses extrémités et quelquefois pointu à autre (fig. 16 et 17). |

La multiplication du Bambusa macroculmis a lieu :

Par section des tiges, avec des mérithalles de deux ans;

Par division de jeunes touffes;

Par éclats de souche.

C’est l'espèce la plus vigoureuse et dont la reprise est la plus facile.

La multiplication et la culture de ce Bambou ont été données comme exemple dans les chapitres spéciaux.

Bambusa vulgaris, Wendi.

Bambusa Thouarsii, Kent.

PB. Madagascariensis, Hort.

B. distorta. Nees.

12 à 15 mètres de hauteur. — 8 à 10 centimètres de diamètre.

(Végétation automnale, touffe cespiteuse.)

Le Bambusa vulgaris est originaire des îles de Madagascar ét Bourbon; on le confond très-souvent avec le B. macroculmis (arundinacea) ; ce sont cependant deux espèces bien différentes. Parmi celles qui sont cultivées au jardin du Hamma, c’est, après cette dernière, l'espèce arborescente qui atteint les plus fortes dimensions : de 12 à 15 mètres de haut, de 8 à 10 centimètres de diamètre.

Comme dans tous les Bambous, la tige n’est que la continuation du rhizome qui sort de terre pour se développer à l'extérieur avec les caractères qui lui sont propres. A la base de la tige et sur toute la partie souterraine émergent de nombreuses racines réunies en verticilles très-rapprochés. Le rhizome, avant de se redresser, se traine horizontalement dans le sol sur une longueur de 10 à 30 centimètres; parfois, s’il se trouve trop rapproché de la surface, il s’y replonge de nouveau, sans doute afin d'y puiser une nourriture plus abondante.

À leur sortie de terre, les tiges du B. vulgaris ne sont pas serrées les unes contre les autres comme dans les B. macroculmis, Hookeri et autres analogues; elles ne forment pas, par conséquent, des touffes aussi compactes que ces dernières, mais ces touffes ont un immense développement, produit par les nombreuses tiges qui partent d’un rhizome central; le dessin ci-joint peut en donner une idée exacte (fig. 18). Ce rhizome, on le voit, porte un très-grand nombre de racines quise sont développées en verticilles très-rapprochés, el d'autant plus nombreuses et fortes qu’elles sont voisines de la surface du sol. Elles naissent toujours au-dessus de la cicatrice circulaire laissée par la chute des écailles et sur quatre

rangées alternant entre elles. Elles sont cylindriques, trèslongues, grèles, sans ramifications, portant cependant sur les côtés quelques petites radicelles courtes, chargées elles-mêmes de petits corps radicellaires.

Lorsque Ja plante est placée dans des conditions favorables à son développement, il n’est pas rare de voir naître plusieurs bourgeons sur le rhizome; 1ls sont rangés symétriquement, en suivant l’ordre distique alterne particulier aux Bambous, ainsi que le représente la figure 18; il en peut naître aïnsi jusqu’à dix, cinq de chaque côté, et superposés régulièrement. Assez souvent quelques-uns avortent, le rhizome qui les porte ne pouvant fournir suffisamment à la subsistance de tous.

Lorsque les tiges sont sur le point de se développer, elles apparaissent au milieu de ces faisceaux de racines, un peu au-dessus de la cicatrice laissée par la chute des écailles, et sous la forme de bourgeons écailleux. Quand ceux-ci ont alleint 10 ou 15 centimètres de long, ils sont composés d’écailles imbriquées, distiques, alternes et très-rapprochées ; d’abord très-courtes, elles grandissent au fur et à mesure de la croissance du bourgeon. Les deux ou trois premières écailles observées à la base de la tige sont distantes entre elles de 15 à 25 centimètres; cette distance devient plus grande tant que la tige grandit, puis elle diminue lorsque la végétation se ralentit.

À l’état de turion, le jeune bourgeon ou la tige en développement est presque aussi gros au sommet qu’à la base : il est d'aspect verdâtre, couvert de poils bruns. Ses limbes, avortés, au lieu d’être en forme de languette, sont cucullés. Ces caractères du jeune âge sont très-différents de ceux du B.macroculmis.

Lestiges, pendant leur croissance, sont couvertes de grandes et larges gaines spathiformes, à dispositions distiques, lesquelles, observées sur des sujets arrivés au maximum de leur grosseur, sont hautes de 0",12 à 0",15. A la base des tiges, c’est-à-dire au niveau du sol, elles les embrassent complétement, au point que les deux bords se recouvrent l’un l’autre

FiG. 18. — BAMBUSA VULGARIS

Développement et formation d’une souche.

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DESCRIPTION DES ESPÈCES CONNUES. 195 de plusieurs centimètres. À mesure que croit la tige, les gaines deviennent plus longues; elles peuvent avoir de 0",20 à 0",98, et leur largeur, à leur partie basilaire, peut en mesurer jusqu'à 38. Étalées, elles sont, dans le plus grand nombre des cas, plus larges que hautes (fig. 19). Quant à leur forme, elle est très-variable ; cependant, considérant principalement celles qui sont situées vers le centre de la tige, elles offrent l'aspect d’un triangle, d’une équerre à sommet tronqué, dont la base est plus longue que les deux côtés. Vers les trois quarts de la hauteur de la tige, cette forme se modifie ; elles deviennent alors beaucoup plus longues que larses, et cela s'explique, puisque la tige va en diminuant de grosseur. Quoi qu’il en soit, elles sont très-épaisses, coriaces, de couleur verdâtre durant le cours de la végétation, mais prenant par la suite une teinte d’un jaune pâle, principalement lorsqu'elles sont sur le point de tomber, car elles se détachent de la tige au fur et à mesure que celle-ci s’accroit. En outre, ces gaines spathiformes sont recouvertes, sur la plus grande surface de leur partie dorsale, surtout en haut, de nombreux poils d’un brun noirâtre, couchés, roides (fig. 19), et pénétrant très-facilement dans la peau, à laquelle ils causent une sensation désagréable, mais de peu de durée. La partie inférieure, au contraire, c’est-à-dire la face qui est appliquée sur la tige, est complétement glabre, luisante et comme vernissée.

Pour une si grande gaine, la ligule est relativement petite ; c’est une sorte de petite membrane simple, de 2 millimètres à peine, de couleur brune, plus ou moins ciliée sur son bord, même sur les gaînes de la base.

Sur le Bambusa vulgaris le limbe a une forme toute particulière. Sur les gaînes de la base, il se présente en triangle, haut de 0",04 environ, large de 0",045; mais sur celles du milieu de la tige il atteint jusqu’à 0",08 et 0",10, avec la même largeur, tout en conservant la même forme. Puis, à mesure qu’on approche de l'extrémité, le limbe se modifie : sa base se rétrécit, ses côtés s’allongent, il prend la forme d’une feuille. Au milieu de ces variations de forme et de gran-

deur, toujours il se termine en une pointe aiguë; 1l est épais, coriace, de couleur verdâtre d’abord, puis jaunissant comme la gaine, strié et plus ou moins couvert, sur les deux faces, de poils couchés, roides, d’un brun noirâtre. Il est persistant, et l’on remarque sur ses deux bords, depuis la base Jusque vers le milieu de sa hauteur, des expansions filiformes, filamenteuses, tortueuses et assez longues, jaunâtres, et portant à leur base des sortes de poils de même couleur.

Au sommet de la gaine spathiforme et de chaque côté du limbe est une expansion membraneuse de forme auriculaire, de couleur brunâtre ou noirâtre, et bordée de lanières filiformes comme le limbe (fig. 19). Quelquefois elles sont peu apparentes, quelquefois très-développées, d’autres fois elles w’existent que d’un côté. Selon la forme et le caractère du limbe, il se produit, entre celui-ci et les expansions, un sinus plus ou moins ouvert et plus ou moins arrondi.

La figure 19 représente une de ces gaines moyennes avec la disposition ordinaire des poils et les appendices auriculaires qui sont situés de chaque côté du limbe avorté.

A la base de la tige, les gaines sont plus longues que les mérithalles; un peu plus haut, au contraire, elles sont plus courtes, puis redeviennent plus longues vers son extrémité. D'un autre côté, le limbe qui s’observe sur les dernières gaines est devenu une véritable feuille dont voici les caractères : Gaîne de la grosseur d'une plume à écrire, longue de 10 à 12 centimètres, enroulée autour de la tige, légèrement couverte de poils couchés, noirâtres. Ligule peu développée, noirâtre, non ciliée. Limbe long de 0",15 à 0",20, large de 0",09, elliptique, allongé en pointe, glabre sur les deux surfaces, de couleur vert tendre, et bordé de petites dents épineuses. Expansions membraneuses auriculaires, noirâtres, peu développées et non ciliées. Coussinet sur lequel repose le limbe, légèrement cilié.

Le développement des tiges du Bambusa vulgaris commence à se manifester vers la fin d'août, pour se terminer vers la fin de l’année. Elles restent simples durant toute cette période de croissance et n’ont, comme organes appendiculaires,

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