‹ Les banditsChapitre 15 sur 31 · LA TENTATION · texte numérisé non relu

LA TENTATION

■ «DIlITS. 2

Le docteur Thomas était un rocdecin-cbirurgien fort en vogue à Paris.

Vers l'an 1750, il habitait une maison de médiocre apparence, située dans Tune des petites ruelles obscures, tortueuses et mal hantées, qui vont de la rue du Four-Saiot- Gcrmain à celle du Vieux-Colombier.

A voir l'extérieur de cette maison, dont la façade surplombait d*une façon menaçante.

et qui ne recevait le jom (juc |t;ii une deiiii- (iouzaine de fenêtres dépareillées, on n'eût certes point dit qu'elle fût la demeure d'un praticien célèbre , et si bien traité par la fortune qu1l faisait l'envie de tous ses rivaux.

Mais le docteur Thomas avait eu ses raisons sans doute pour faire choix de ce domicile.

Ce (ju'on ne pouvait point nprrrevoir ne répondait, du reste, en aucune manière h la pauvreté de l'extérieur.

Au dedans, la demeure du docteur Thomas était composée d'appartements magnifiques, somptueusement meublés.

Son arrière-façade, toute neuve et bien percée, donnait sur de vastes jardins ; c'était, en un mot, la contre-partie de certains hôtels qui, de nos jours, étalent* sur les boulevards leurs frontispices éblouissants, derrière lesquels s'étagent et se succèdent une série de cellules borgnes , juste assez larges pour

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