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— Qui sait? se disait-il, je vais avoir mon tour, peut-être ; cette drogue sera Toccasion qui attirera chez moi la foule et mettra enfin mon mérite en lumière.
Et il se frottait les mains , le pauvre diable.
Il allait par les rues , tête baissée, et souriait à la pensée de sa gloire prochaine ; car, pendant les longues années d'obscurité et de misère qu'il avait passées depuis son arrivée à Paris, la pensée de la célébrité ne l'avait point quitté un seul instant.
Assez sage pour comprendre que l'ambition n'est pas seulement déplacée, mais ridicule, chez l'homme qui végète au dernier rang d'une classe quelconque, il cachait soigneusement cette pensée en lui-même ; mais elle l'assiégeait sans relâche, et ne lui laissait point de repos.
Avant de rentrer au logis, il alla trouver un fabricant d'enseignes, et dépensa ses deux derniers écus de six livres pour acheter un
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nu'dailliui «m i'r»tu litit-iil, «u .- i^*' - ^1 oi ^ur tond noir, n's mots qui allaient appeler la fortune :
La fortune ne se pressa point; rëcriteau du docteur Thomas brillait depuis dix ans à sa porte, et c'est à peine s'il avait amassé une aisance des plus modestes.
L'âge venait pourtant.
Il avait dépassé cette é|KK|uc de la vie où une chance heureuse peut survenir aux gens qui spéculent sur les besoins ou les fant^iisies de la foule.
Il avait atteint cet âge où la renommée peut grandir, mais ne s'acquiert plus, à moins d'un concours de circonstances bien rare, et qu'il n'est point raisonnable d'espérer.
Aussi tout espoir était-il mort dans le cœur de Thomas.
Il voyait ses cheveux grisonner, et consla-