‹ Les banques au MexiqueChapitre 7 sur 17 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Le développement des Banques sous le régime de la loi de 1897.

A. — Nombre, importance et répartition des banques dans les États. Développement des principales opérations.

Lors de la promulgation de la loi de 1897, le Mexique comptait huit banques. Aujourd'hui, il en possède trente-quatre, sans parler, bien entendu, des banquiers particuliers et des établissements nationaux et étrangers qui n'ont pas de concession, et, en fait aussi bien qu'en droit, ne sont pas de véritables établissements de crédit.

Sur ces trente-quatre banques, deux sont des banques hypothécaires, trois des banques réfectionnaires, en comptant la Banque centrale mexicaine qui joue, comme nous verrons tout à l'heure, un rôle tout à fait à part, et vingthuit sont des banques d'émission.

La loi a pleinement atteint son but en octroyant des avantages particuliers au premier

établissement installé dans chaque État. Actuellement, sur les vingt-neuf Etats ou Territoires qui composent la République, on ne trouve que deux petits États, ceux de Golima et TlaxcaldL et les deux territoires de Tepic et de Basse- Californie qui ne possèdent pas de banques d'émission. En revanche, le YucatanetleNuevo- Leon en ont chacun deu^, sans compter le District fédéral où sont établies la Banque nationale et la Banque de Londres y Mexico.

Voici comment se répartissent, au point de vue de l'importance de leur capital, les trentequatre banques à concession du Mexique :

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Même si Ion met à part les deux premières : la Banque nationale et la Banque de Londres y Mexico qui, grâce à leur ancienneté,

aux droits acquis et aux services rendus, ont obtenu le privilège d'établir des succursales dans toute Tétenduede la République, ainsi que la troisième, la Banque centrale mexicaine, dont l'activité a des débouchés spéciaux, on voit qu'en moyenne, les banques mexicaines sont des établissements assez importants et que seules deux banques d'émission de fondation récente et une banque réfeclionnaire s'en sont tenues au capital minimum fixé par la loi.

Toutes sont d'ailleurs en pleine progression et de très fréquentes augmentations de capital qui ne peuvent s'effectuer, comme on le sait, qu'avec l'autorisation du ministre des Finances, témoignent du remarquable développement de leurs affaires. Le tableau des principaux chapitres des bilans des établissements de crédit que nous donnons ci-après, permet d'ailleurs de prendre une première vue du développement des opérations de banque au Mexique, depuis le 3i décembre 1898. Les chiffres que nous indiquons s'apphquent à l'ensemble des banques à concession :

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