‹ Les Banques ColonialesChapitre 21 sur 44 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

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Le prêt sur marchandises n’a pas été accueilli à l'origine avec un enthousiasme bien grand.

M. Chegaray (et la commission avec lui) se montrait peu disposé à autoriser les banques à prêter sur marchandises « à cause des difficultés que présente la réalisation des produits spéciaux aux colonies, laquelle ne peut s'effectuer que dans la métropole et à long délai ».— «La commission, ajoutaitil, n’a pas été néanmoins d'avis d'interdire ces opérations, et la raison principale a été que les colons, presque tous agriculteurs, ne peuvent présenter d’autres ni de meilleurs gages que les produits des récoltesréalisées... » « Elle a été déterminée par une autre considération.Il estévident que si ces prêts sur gage el consignation de marchandises n'étaient pas permis à la banque, ils continueraient à se faire dans les conditions désastreuses qu'ont introduites le besoin des colons, l’avidité des prêteurs et la rareté extrême des moyens de crédit aux colonies. »

Le législateur de 1851 adopta les conclusions du rapporteur, mais n’autorisa le prêt que sur marchandises déposées dans des magasins publics (1). Or, on considérait comme tels les entrepôts de douane et tous les autres magasins désignés à cet effet par le gouverneur en conseil privé (2). La loi

(1) Statuts de 1851, art. 12, parag. 2.

(2) Loi du 41 juillet 1851, art. 7.

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