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caissestalulaire même pour 1/6 du montant decelte encaisse.
Mais les banques ont aussi à faire venir souvent de France du numéraire dont elles doivent fournir la contre-partie en traites. Ce numéraire leur est nécessaire, en temps de crise, pour maintenir leur encaisse métallique à son niveau légal, ou bien pour faciliter au commerce local les transactions avec les indigènes, dans les pays peu civilisés, comme le Sénégal, où les billets de la Banque ne sont pas encore acceptés par ceux-ci (1).
Telles sont les opérations auxquelles les banques coloniales se livrent, comme le font tous les établissements du même genre. Mais, comme le disait M. Say dans son rapport au Conseil d'État en 1850, ces attributions ordinaires d’une banque d’escompte auraient manqué d'aliments sur des points où les affaires commerciales et le mouvement des effets de commerce sont aussi peu développés que dans nos colonies; c'est donc par des opérations différentes qu'il fallait chercher àrendre l'institution aussi utile que possible. C'est dans ce but que le législateur à accordé aux banques coloniales les deux prérogatives importantesqui vont nous occuper maintenant.
(1) Denizet, op. cit., p. 143.
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