‹ Les Banques ColonialesChapitre 26 sur 44 · PA} PRE · texte numérisé non relu

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au-dessous de sa valeur dans nos colonies. Il n’en es pas de même de la pièce de 5 fr., si rare aux colonies qu'elle se vend avec prime. « Mais, ajoutait-il, rien n'est plus facile que de remédier à cet état de choses. En effet, les sommes destinées aux dépenses du service général sont envoyées dans nos colonies, partie en pièces de 5 fr. partie en traites sur le Trésor public. Que le Gouvernement supprime ces traites, qui ne seront plus utiles au commerce, qui seront même nuisibles aux banques, qu'il envoie la totalité de ces sommes en pièces de 5 fr. et qu'il ordonne que les employés soient payés avec cette monnaie, et il est certain que nous aurons dans la circulation coloniale des pièces de 5 fr. »

Enfin il invoquait à l’appui de son opinion un article paru dans un journal de la Martinique, où on lisait le passage suivant : « Limiter à 50 fr. la plus petite coupure des banques coloniales serait ne pas répondre autant qu'on peut le faire aux exigences coloniales, et bien que nous pensions que la coupure de 20 fr. serait suffisante, nous n'avons pourtant aucun motif sérieux pour repousser le billet de 5 fr.

Malgré l'exemple des succès obténus par les coupures de 5fr., l’Assemblée nationale ne se laissa pas convaincre, et, adoptant les conclusions de la commission, admil comme plus basse coupure celle de DAT.

Mais la rareté de la monnaie métallique avant

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nécessité à plusieurs reprises, surtout après la démonétisation opérée en 1855 aux Antilles, l'émission, par lesbanques, de chèques de 5 fr., le Gouvernement introduisit dans Le projet de loi de 1874 la coupure de 5 fr., avec cetle restriction que la banque ne les rembourserait que par groupe de 25 fr. Celle fois, la questionne rencontra pas d’adversaires et la rédaction du projet fut adoptée sansdiscussion.

Une fois résolue la question des coupures, il fallait décider quel pouvoir on allait accorder à ces billets. La pensée vint, dès l’abord, de leur donner le cours légal, que l’on peut caractériser par celte définition : cours obligaloire accompagé du remboursement à volonté.

Voici comment l'exposé des motifs déduisait les conséquences de celte mesure :

« Les conditions actuelles du travail ont développé dans les colonies des besoins de numéraire qui rendent indispensable la création d’une monnaie. Cette monnaie c’est le billet de banque appuyé sur le remboursement à vue qui prévient à la fois toute émission exagérée et toute dépréciation. Pour que les colonies jouissent immédiatement des avantages qu'elles ont le droit d'attendre de cette monnaie, il faut qu'elle circule dibrement et soil admise dans toutes les transactions. Il convient donc de déjouer les manœuvres qui pourraient entraver l'essor des billets. Les banques, ayant pour objet principal de

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