‹ Les Banques ColonialesChapitre 30 sur 44 · PRÊT SUR RÉCOLTES PENDANTES · texte numérisé non relu

PRÊT SUR RÉCOLTES PENDANTES

Nous arrivons au point le plus remarquable et le plus intéressant de notre étude. Nous avons vu d’abord les banques coloniales se livrant aux opérations habituelles des banques ordinaires ; nousles avons ensuite montrées fonctionnant comme banques d’émission ou de circulation,dotées d’un privilège leur permettant d'émettre desbillets de banque comme notre - Banque de France ; mais ce qui achève de les caractériser et les met dans une catégorie à part, c’est que ce sont en outre des spécimens très curieux d’établissements de crédit agricole prêtant sur récoltes pendantes contrairement à l’art. 2076 du Code civil qui proscrit le gage sans dessaisissement.

« La banque coloniale, dit M. Léveillé (1), rend à l'agriculture locale deux services inégalementimportants.

« Pratiquant, comme nous l’avons dit, les avances sur marchandises, la banque permet bien aux négociants créoles de mobiliser sans retard la valeur des

(4) Rapport de M. Léveillé, p. 1427.

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