LES BANQUES D*AV ANCES
De deux ans en deux ans, les membres de la Société peuvent, le 1 er janvier, réclamer le remboursement de leurs actions, avec un avertissement préalable de six îmois. Les sommes 1 non employées sont placées ailleurs; elles sont consacrées le plus souvent à Tachât de bons de l'Etat.
Le^comité se compose de neuf membres; ils choisissent entre eux un président, un trésorier et un secrétaire. Ces fonctions sont gratuites. Les membres du comité sont nommés pour trois ans, ;\ l'exception du trésorier; ils ne peuvent être réélus qu'après un délai d'un an.
Au mois de février a lieu l'assemblée générale des actionnaires. Le comité lui soumet le rapport annuel des opérations, et elle prend ses décisions à la simple majorité des voix. Quel que soit le nombre des actions qu'il possède, un membre ne dispose jamais que d'une voix. Celui qui est empêché de venir a la faculté de transmettre son vote par écrit. Lorsqu'un quart du fonds social est perdu, il faut convoquer une assemblée générale extraordinaire, qui décide, à. la majorité des trois quarts, s'il y a lieu de suspendre les opérations.
Il ne nous a pas été possible de réunir des renseignements statistiques sur ces institutions de
crédit, ni sur le nombre de leurs membres, ni sur le chiffre de leurs affaires; cependant, sans craindre d'être démenti par les faits, nous croyons pouvoir affirmer que leur cercle d'opérations doit être peu étendu, comme celui de tous les établissements de bienfaisance.
C'est là, en effet, à des degrés différents, le caractère propre des loan societies, aussi bien que des h&lphanh. Moins marqué dans les premières, il est poussé dans les secondes jusqu'à la pédanterie.
Du moment qu'un créancier fournit deux bonnes cautions, en dehors de la garantie préalable d'une vie probe et active, de quel droit prétend-on contrôler l'emploi de l'argent qu'on avance?
C'est une sollicitude puérile, une prétention qui restreint l'action salutaire de l'institution.
Ni les unes ni les autres ne supportent la comparaison avec les banques de M. Schulze-I)elitzsch. Entachées du péché originel de bienfaisance, elles peuvent procurer quelques adoucissements à un petit nombre; mais elles ne s'adresseront jamais à la masse, qui, dans t-.us les pays, qu'on en soit assuré, repousse avec dédain, sinon avec horreur, les bienfaits douteux de l'aumône.