‹ Les Barmécides d'après les historiens arabes et persansChapitre 3 sur 16 · Livre de l'Imamat et de la politique, ^LJIj ^UVI ^llJ · texte numérisé non relu

Livre de l'Imamat et de la politique, ^LJIj ^UVI ^llJ

attribuera tort d'ailleurs, au même Ibn Kotaiba. Le premier de ceux-ci, par les détails qu'il donne, permet de révoquer en doute la légende du mariage de Djafar et de 'Abbâsa;

(i)Ch. Schefer, Chrest. persane, II, pp. 8-4 des notes.

(2) Il existe au Caire, à la Bibliothèque Khédiviale, un manuscrit de cet ouvrage (Histoire, n° Sgô; voir le Catalogue imprimé, Y, 16). Les premiers feuillets manquent. M. J. Horovitz en a donné l'analyse dans son étude : Aus den Biblioteken von Kairo, Damaskus und Konstantinopel (apud Mitteilungen des Seminars fur Orientalische Sp?^achen,X, 1907, 11^ partie, pp. 35-38); d'après lui, les Feuillets présenteraient de nombreux points de contact avec le Livre des Vi:^irs. Il y est question du poète Abân, protégé des Barmécides ; à la fin du folio i r°, on trouve des détails sur ses relations avec les Barmécides, <X»1 ^1 M <LiaI« jll jL^-l, et, fol. 26 r", une rédaction en vers

de Calila et Dimna, qui avait valu à Abân une généreuse récompense des vizirs ses protecteurs.

il consacre en outre quelques pages à la catastrophe des Barmécides^ événement qui est raconté, tout au long, à la fin du Livre de rimamat.

Suivant l'ordre chronologique, nous trouvons ensuite la grande Chronique des envoyés d'Allah et des rois, t^u^" dJ^Ulj J^^l , d'Aboû Dja'far Mohammed ibn Djarîr A t-

Tabarî {224-3 lo = 83g-g23) : cest la plus précieuse de nos sources pour la période abbaside, mais elle ne dit à peu près rien des origines des Barmeks. Tabarî s'appuie sur V autorité de Kermânî, qui avait recueilli les récits d'A l- 'Abbâs ibn Ba^V et de Bachchâr ibn Bourd; — d'Ayyoub ibn Hâroûn ibn Solaimân ibn 'Alî; — de Bakhtichou et de son fils Djibrail; — deDjaYaribn Mohammed ibn Hakîm Al'Koûfî, qui a conservé un récit d'Ibn Châhik As-Sindî sur la catastrophe des Barmécides, à laquelle celui-ci fut mêlé; — de Mohammed ibn Al-Fadl ibn Sofyân; — de Moûsâ ibn Yahyâ ; — de Ya'koûb ibn Ishâk, s' appuyant sur Ibrahim ibn Al-Mahdî; — de Zobair ibn Bakkâr, s' appuyant sur Djafar ibn Al-Hasan Al-Lahbî, etc. La version persane de Tabarî, faite vers 352 {g 63) par Bal 'ami sur Tordre du prince samanide Mansoûr ibn Noûh , bien que moins étendue que T original arabe, sert parfois à compléter celui-ci.

Ibn Wâdih Al-Ya'koûbî, contemporain de Tabarî {il écrivait en 2y8 = 8g i), a laissé une intéressante Chronique, Tç^ij\^\et un Livre des Contrées, jIaLJI ^llS\ qui donnent de nombreux renseignements sur les Barmécides.

Mas'oikdî (f 34b =^ g 56), dans ses Prairies d'or, rj^ ç-AA-^i, parle longuement du Nooubehâr et des premiers Barmécides; il y fait, de plus, une histoire asse^ complète et fort intéressante de cette famille sous les khalifes abba-

sides. Dans ses Annales historiques, jyi jU-l, et son

Livremoyen, ia-jVI s^tKJ]^ ouvrages fort volumineux dont

les Prairies d'or ne sont quun abrégé^ Mas'oûdî avait réuni ce qu'on savait, de son temps, sur les Barmeks pontifes du Nooubehâr, leurs démêlés avec les rois turcs et leur rôle sous les khalifes omeyyades, en particulier sous Hichâm ibn 'Abd Al-Malik. La perte de ces deux ouvrages nous a privés de notre meilleure source pour l'histoire de cette période si mal connue. Dans ses Prairies d'or, Mas- 'oûdî cite entre autres Al-Asmaî, Al-An^ârî As-Sâmarrî, s'appuyant sur Aboul-'Abbâs Al-Mobarrad, qui avait lui-même recueilli les traditions de 'A bd A llâh A l-Mâristânî et de Yahyâ ibn Aktham Al-Kâdî{f 258 = 8'ji- 872);Al-Djâhith(f2 55 =i868-86gâgé d'environ go ans), et dont il y^este plusieurs ouvrages contenant des détails curieux sur les Barmécides : Isl}âk ibn Ibrahim Al-Mau- ^ilî; Khalîl ibn Al-Haitham Ach-Cha^bî, qui fut chargé de la garde de Yahyâ ibn Khâlid et de son fils Fadl ; enfin Mohtammed ibn 'Abd Ar Rahmân Al-Hâchimî. Dans

son Livre de l'avertissement et de la révision, ^u^l^l ^ilJ

^\ ^Vlj, Mas'oûdî a peu parlé des Barmécides.

Le Kitâb al-Aghânî, ^J'^^^\ 'J^, d'Aboû'l-Faradj Al-

I^fahânî {284-356 = 8gy-g6'j) renferme une foule d'anecdotes sur les Barmécides^ leurs libéralités envers leurs clients^ poètes^ musiciens et chanteurs^ Danânîr^ l'affranchie de Yahyâ ibn Khâlid, 'Ouraib et Djahtha. Al-Isfahânî, qui mit cinquante ans à compiler le Kitâb al-Aghânî, recueillit sur les Barmécides les traditions d' Ibrahim Al- Mau§ilî et de son fils Ishâk, d'Aboû Bakr A^-Soûlî et de Djahtha, sur lequel il avait composé un livre aujourd'hui perdu. Il donne en outre des récits d'Ibn Mounâdhir, le panégyriste attitré des Barmécides; de Mohammed ibn Djafar An-Nahwî; d'Al-Ya^îdî s' appuyant sur Fadl; de Mohammed ibn 'Imrân A^-Sairafî ; d'Al-Hasan ibn

LES BARMÉCIDES d'aPRÈS LES HISTORIENS ARABES ET PERSANS Q

Yahrâ, descendant de Fadl ibn Rabi ; de 'Alî ibn 'Oînar An-Naufalî; de Mohammed ibn Djafar ibn Koudâma, s' appuyant sur Al- Khou^aî et Masroùr; de Ridwân ibn Ahmed, s' appuyant sur Ibrahim ibn Al-Mahdî ; d'Aï- A^mâ^î, s' appuyant sur Yoûsouf ibn Ibrahim et Yahyâ ibn Ibrahim ibn 'Othmân ibn Nâhik.

Au septième siècle de l'hégire^ un descendant des Barmécides, Ibn Khallikân {608-681 ^= 121 1-1282), consacra,

dans ses Décès des hommes illustres, jL^Vl Otij, trois

importantes notices à Yahyâ, Fadl et Djafar. Il donna en outre, dans cet ouvrage, une biographie asse^complète de Djahtha. Les sources d'Ibn Khallikân sont Djehichârî et Ibn Kâdisi, qui avaient écrit des histoires des vizirs aujourd'hui perdues, Tabarî, Mas'oûdi, Ibn Badroûn et Ibn 'Asâkir, auteur de l'Histoire de Damas {4gg-5ji = I io5-i iy6). Il cite encore: Fadl ibn Marwân [•]• 260 ^^^864, à 80 ans); Ibn Al-Labbân Al-Faradî (f 402 = 10 II)', Al-Khatîb Al-Baghdâdhi (f 462 = 1071), dont le regretté Georges Salmon a publié et traduit, il y a quelques années, Tlntroduction topographique à l'histoire de Bagdad, et AbouObaid 'Abd Allah ibn ' Abd Al- "A^i^ Al-Bakri (f 487 = iog4).

Ziyâ ed-Din Barani ou Barni (f y5y r= i356), auteur de l'Histoire de Firoûz Chah, traduisit en persan, sous le titre de : Traditions relatives aux Barmécides, jLi-l jLx«^> un ouvrage arabe dont Fauteur, dit-il, se nommait

Aboû Mohaimned 'Obaid Allah ibn Mohammed A l-Ithri, et qui se compose de soixante-dou^e i^écits anecdotiques. Barani était âgé de plus de soixante-dix ans quand il commença ses travaux littéraires. Il dédia ses Traditions relatives aux Barmécides à Firoû^ Chah, afin d'exercer sur l'esprit de ce prince une heureuse influence en mettant sous ses yeux le tableau des brillantes qualités et de la

générosité des Barmécides (/). Bien que cet ouvrage manque d'' ordre et renferme des récits erronés^ il nous a été fort utile. On y trouve des renseignements que l'on chercherait vainement ailleurs. Les principales sources de Barani sont : 'Aboû'l-Kâsim At-Tà'ifh AboûMohammed Al-LabarU Ibrahim Al-Mausilî et son fils Ishâk^ 'Abd Allah Moslim Al-Djordjânî, Yakoûb ibn Ishâk, Aboû Thamâma, Harthama ibn A'yan et Ishâk ibn Solaimân, Quelques années après la mort de Baranî, un autre Persaji, 'Abd ol-Djelîl Ye^dî, écrivit une Histoire de la

famille de Barmek, vii«^ Jl tz^^ j\^\ avec les matériaux

rassemblés par son père, Ni^âm od-Dîn Yahyâ. Il dédia son ouvrage à Chah Choudjâ\ le troisième des princes mo^affériens, qui avait de grandes connaissances littéraires et protégea toujours les savants et les littérateurs. Ye^dî commença son travail le i*"'' moharram y 62 {11 novembre i36o). L'Histoire de la famille de Barmek donne de nombreux et intéressants détails sur le Nooubehâr, les Barmeks, leurs démêlés avec les rois turcs à la suite de leur conversion à V Islamisme, V arrivée de Barmek Aboû Khâlid à la cour de 'Abd Al-Malik, les vies de Khâlid, Yahyâ, Fadl et Djafar, le mariage de ^Abbâsaet la chute des Barmécides. Nous résumons ici l'analyse donnée par Ch. Schefer de cet ouvrage {2). L'Histoire de la famille de Barmek se compose de six chapitres. Le premier est consacré à l'origine des Barmécides et à l'arrivée de Barmek à la cour de 'A bd A l-Malik (six récits anecdotiques) ; — le second, à Khâlid [trois récits, dont un relatif à la mort du khalife A l-Hâdî) ; — le troisième et le quatrième à V éloge

(i) Ch. Schefer, opère citato, II, p. 6 des notes. Les Traditions de Baranî ont été publiées à Bombay par Khan Sahib Mirza Mohammed Shirazi sous le titre de Faveur faite aux humains, sur l'histoire de la famille de Barmek,

(2) Ch. Schefer, oj3ere citato, II, pp. y-iS des notes.

de YaJiyâ et de son fils Fadl [vingt-trois et on^e récits); — le cinquième à Dja'far^ à son mariage avec 'Abbâsa, au voyage de Hâroûn en Khorassan, au palais de Dja'far, à la mort de celui-ci, à la ruine de sa famille et aux regrets de Hâroûn [dix-sept récits); — le sixième enfin, à la chute des Barmécides, au supplice des deux fils de Abbâsa, à Vexécution de Djafar et aux remords de Hâroûn [vingtquatre récits). Les traditions que Ye^dî utilisa pour son livre étaient, dit-il, très nombreuses et dans un style fort simple, et il n'en prit qu'une sur mille. L'Histoire de la famille de Barmek ne reçut pas la dernière main, et Vauteur y laissa de nombreuses lacunes. On y rencontre fréquemment des vers du Chah Namè, du Gulislân, de Ferroukhî, de Ni^âmî,etc.,et V orthographe de Y e^dî présente des particularités curieuses. Les principales sources de cet ouvrage sont: Kermânî, AboûH-Kâsim ibn Ghassan, 'Aun ibn Moharumed, Mohammed ibn Al-Hosain, Mohammed ibn 'Omar, Al-Hosain ibn Sahl, Mohammed ibn 'Abd Al-Wâhid, 'Aboû 'Abd Allah ibn Mohammed ibn 'Abd Allah, s' appuyant lui-même sur Al-Warrâk Al-Ansârî As-Samarrî, 'Aboû'l-'Abbâs ibn Mobarrad, Aboû 'Abd Allah Al-Mâristânî, Yahyâ ibn Aktham Al- Kâdî et 'Isa ibn Moûsâ Al-Hâchimî. Ch. Schefer a publié, dans le tome H de sa Chrestomathie persane {pp. 1-54 du texte), une grande partie de l'Histoire de la famille de Barmek et a rejeté un certain nombre de récits dans les notes [pp. 41-43, 4Q-58, 63-04). ^^ ^'^^^ servi, pour cette publication, de deux manuscrits de son cabinet, entrés depuis à la Bibliothèque nationale (n«' 1342 et i35i du supplément persan) [i). Plusieurs des anec-

(i) L'un de ces manuscrits (n° 1842) datede la seconde moitié du quatorzième siècle et comprend 172 feuillets in-4. Ch. Schefer pense qu'il a été écrit pour Chah Choudjâ'. L'autre manuscrit (n° i35i, 211 feuillets in-4, d'une belle écriture nesta'iîk) a été écrit par ordre du sultan Selîm et achevé pour son fils, le sultan Soleïmân, le 9 de dhoû'l-ka'da 926 (22 octobre i52o).

itt

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^■"iS^^i^^^^^ljfc^è^^

'Abdol-Djelîl Yezdî, « Histoire des Barmécides ».

Manuscrit i35i du supplément persan de la Bibliothèque Nationale, commencé pour le sultan Selîm, en 926 (i52o) et terminé pour le sultan Soleïmân, dont il porte le cachet, folio i recto.

LES BARMÉCIDES d'aPRÈS LES HISTORIENS ARABES ET PERSANS l3

dotes recueillies par Ye^dî n'ont pas été publiées par Ch. Schefer. On peut citer entité autres celles de Fadl et du jurisconsulte A^-Zinâdîy de Sa'îd ibn Mouslini Al-Bâhilt et de Dja'far^du mage Ziyâd ibn Chirvîn et de Yahyâ.de Fadl et de Dabîr.de 'Oumâraibn Ham^a et de Khâlidy de Moundhir ibn Moghayyira.

Nous arrivons à des historiens de moindre importance. Sauf Ibn Khallikân, Baranî et Ye^dî, qui nous ont conservé de nombreux passages d'ouvrages importants aujourd'hui perdus, les historiens postérieurs au quatrième siècle de l'hégire n'ont guère fait que copier leurs prédécesseur^s (/), Tabarî surtout. Quelques-uns cependant nous ont fourni d'utiles renseignements sur les Barmécides, entre autres Al-Bîrotinî {362-440 = g y 3- 1048), dans

ses Monuments du passé, <*»UI jlTl ; l'auteur du Modjmel ot-tevârîkh, rcj j\y^\ J^^^s^ {2) , sorte d'histoire universelle

compilée en 52 o {i 126) par un écrivain persan dont on ignore le nom, mais qui se dit petit-fils de Mohallab ibn Mohammed ibn Châdî; Ibn Badroûn.qui écrivit, dans la seconde moitié du sixième siècle, un important Commentaire sur le poème de Ibn 'Abdoûn, jj-v-^ ^\ S-V-^ ^^ ,

commentaire auquel Ibn Khallikân fit de nombreux emprunts pour ses notices sur les Barmécides. Ibn Al-Athîr {555-63 0 = I i6o'i233) a longuement paillé de cette

famille dans La plus parfaite des chroniques, J J^lxJl

^J\y^, mais il n'indique pas ses sources, et la plupart de ses récits se retrouvent dans Tabarî, On peut en dire autant de /'Abrégé de Thistoire des dynasties, ^^^^al^

(i) Ch. Schefer, CAre^f. jt;er5ane, II, p. 4 des notes.

(2) Bibliothèque Nationale, n» 62 du fonds persan. Quatremére a consacré une notice à cet ouvrage demeuré inédit. [Journal asiatique, 2' série, iSSg, t. I, pp. 246-285).

JjAJI 4c* jlr , d'Aboû'l-Faradj, dit aussi Bar Hebrœus {1226-1286). Al-Makîn {i223-i2y3), dans son Histoire musulmane, j^^-vL4l r^^J^"» ^'^^^ généralement contenté de copier Tabarî. Le Livre des sources et des vergers sur les traditions authentiques, jLi>-^ ij ^^1 ApJIj jj^' w>11j ^^pUpJt, écrit dans la première moitié du treizième siècle

par un auteur inconnu, ne renferme sur les Barmécides que des détails empruntés à des historiens dont les ouvrages nous sont parvenus. Le Livre des avis sur l'histoire des khalifes, ftUIsJl t^.-^^" ti '■^^^ oil-J ^e Mohammed A l-'Imrânî, contemporain du khalife A l-Mostandjid {555- 566 = I i60'i ly i) (/), donne de nombreux renseignements sur la catastrophe des Barmécides. ^Alî ibn Andjab As-Sâ'î Al- Baghdâdhî (f 684 = ii85) a consacré à cet événement quelques pages de son Abrégé de l'Histoire

des khalifes, j^IâWI jU-I ^jm>ca ^tS^ {peu important). Ibn A t'Tiktakâ, dans son ouvrage-intitulé : Al-Fakhrî, ^^^^pcÂ)' 1 histoire abrégée et fort intéressante du khalifat et du vi!{irat écrite en y 02 {i3o2), a conservé une partie considérable de V ouvrage perdu d'A^-Soûlî. U ouvrage d' Ibn At-Tikfakây rendu accessible à tous, il y a quelque temps, par la traduction française qu'en a donnée M. Emile Amar (2), est donc, bien que relativement récent, utile à consulter. En revanche, l'Abrégé de l'histoire humaine,

^1 ^jU ^^^y^£h^\d'Aboù:l-Fidâ{'\'y3 2 = i33i), simple

résumé d'Ibn A l-A thîr, nous a été à peu près inutile.

Au quatorzième siècle, de nombreuses traditions relatives aux Barmécides ont été recueillies par Hamdollâh

(i) Bibliothèque Nationale, n° 4842 du fonds arabe, et Bibliothèque de Leyde, n» 789.

(2) Archives marocaines., t. XVI. Paris, Ernest Leroux, 1910, in-8.

LES BARMÉCIDES d'aPRÈS LES HISTORIENS ARABES ET PERSANS l5

ibn Abî Bekr Mostooufî Ka^vînî (f jSo = i34g) dans son Histoire choisie, iî-^^>J ^^^'^^ ^^ ^^^ Agrément des esprits ^j}^\ ci^Jî, et par Ibn Châkir Al-Koutoubî {f J64 = i362) dans ses Sources des Histoires, jj^

Ibn Khaldoûn {'j32-8og =: 1832-1406), dans son Livre

des exemples, ^^1 V^^^' ^onne quelques renseignements

intéressants sur les Barmécides. Dans ses Prolégomènes,

OUAi^,/&n Khaldoûn s'est efforcé de réhabiliter Hâroûn;

il veut aussi démontrer que le mariage de Djafar et de 'Abbâsa n'eut jamais lieu.

Mirkhond {né en 836 ou 83 y = 1433 ou 1484, f go3 = 1498) donne quelques détails sur les Barmécides dans r histoire universelle qu'il publia sous le titre de Jardin de

la Pureté, [â^\ c^jj. Au commencement du seizième

siècle, Khondémir fit paraître son Manuel des vizirs, jy^^

•»\jjy^\ , mais il se contenta de réunir les yiotices éparses

dans son Ami des Biographies, ^rr^l v^-j>-,e^ n'eut recours,

pour les Barmécides, qu'à des documents relativement modernes (/).

Un texte arabe plus récent et demeuré inéditest: La meilleure des voies pour arriver à la connaissance de l'histoire des Barmécides, dUl ^1 jU»-V S!LJ^\ ^j-^ , du cheikh Yoûsouf ibn Moijammed Al-Mîlam (2). Cet ouvrage, dont

(i) Ch. Schefer, Chrest. persane, II, p. 5 des notes.

(2) Il existe, à notre connaissance, deux manuscrits de l'ouvrage de Mîlawî. Le premier, conservé à la Bibliothèque Nationale sous le n" 2107 du fonds arabe, est daté de 1019 (1610-161 1). Le second, écrit au dix-huitième siècle, se trouve au British Muséum (Suppl. arabe, n» 1286). Sous ce titre : Un trait de

générosité des Barmécides, ^^f^j>, \^^, le P- Cheikho a publié, dans la

lO LES BARMECIDES D APRES LES HISTORIENS ARABES ET PERSANS

les principales sources sont Tabarî, Mas'oûdî, Aboû'l- Faradj Al-I?fahânî, Mouhassin ibn 'Alî Tanoûkhî

(f 384 = 994)^ auteur du Plaisir après la peine, a« r-^l )iXt}\^ Ahmed ibn Al-Kâsim An-Nadîm Ar-Rakîk (f 840 = 95 1), auteur du Pôle de la joie, j j^l v^^ ^^ ^^^ Khallikân, comprend une préface qui n'est qu'une dissertation étymologique sur le mot yizir^trois chapitres consacrés^ le premier à Khâlid et à son fils Yahrâ, le second à

Fadl et le troisième à D/afar, et une conclusion, Wli-, ou

sont énumérés les motifs qui amenèrent la chute des Barmécides. Il se termine par quelques poésies élégiaques composées sur cette catastrophe. Dans sa préface, Mîlawî, après avoir fait Vapologie de son sujet, prétend avoir le premier écrit une histoire des Barmécides (/).

On trouve encore des renseignements sur les Barmécides ûfans /e Kitâbal-Fihrist, c^^^iil ^tS^,d'Ibn Abî Ya'koûb An-Nadîm {f 235 = 849, ou 236 = 85o). Balâdhorî {f 2y9 = 892) donne, dans sa Conquête des pays, w^lli* jIjUI r-^, d'intéressants détails sur les premières expéditions arabes en Khorassan, ainsi que sur Moûsâ ibn

revue arabe Al-Machriq (I, 1898, pp. 544-547), une anecdote tirée de cet ouvrage, d'après le manuscrit de Paris.

♦isA-Ial^ Manuscrit de Paris, fol. 2 v».

\;'.*^.ii\v

Al-Mîlawî, « La meilleure des voies pour arriver à la connaissance de l'histoire des Barmécides ».

Manuscrit arabe 2107 de la Bibliothèque Nationale, daté de 10 19 (1610-1611), folio 2 verso.

l8 LES BARMÉCIDES d'aPRÈS LES HISTORIENS ARABES ET PERSANS

Yayhâ et son fils 'Imrân. Quant aux Longues histoires^

jyjl jlJ^VI ^tS^.d'Aboû Hanîfa Ad-Dînawarî (f 281

= 8g4), elles se composent « de monographies « longues » et disproportionnées (/) », et l'on y trouve à peine quelques ligyies sur la fin de Djafiar ibn Yahrâ. Plusieurs géographes arabes du dixième siècle: Ibn Al-Fakîh Al-Hama-

dhânî dans son Livre des contrées, jl-UJI yj^ décrit vers 2go {g 02), A l-Mokaddasî, contemporain de Hamadhânî, Istakhrî [840 = 9^i) ^t Ibn Haukal {36o == 97^), ont parlé plus longuement des Barmécides.

Le poète persan Firdoousî {né aux environs de Tous en 328 =z gSg, mort à Chaîna en 411 = 1020) a inséré dans

son Chah Nâmè, *ul' i$U , (2) un long fragment du Zoroas-

trien Dakîkî {f 841 = 9^2) sur le règne de Lohrâsp et la fondation du Nooubehâr. Mais Dakîkî et Firdoousî ne disent rien des Barmeks.

Ham^a A l-I^fahânî ne donne dans sa Chronique subUme

des rois de la terre et des prophètes, dJj-U ^^ T^..-^^ oW^

^tJVI^ ^j)I\,que quelques lignes sur le gouvernement de

Fadl ibn Yahyâ et de son frère Djayar en Khorassan.

De nombreuses traditions relatives aux Barmécides ont été recueillies par Ni^âm ol-Molk, vi^ir des sultans seldjoukides Alp Arslân et Melik Chah de 455 {106g) à 485

(iog2), dans son Siyâset Nâmè, <*L* jr^L-; par Zamakh-

charî {467-538 = 1075-1144) dans son Rabî' al-Abrâr,

J^^y^ ^.j; P^^ le géographe Yâkoût {574-626 = 1179-

12 2g) dans son Mou djâm al-bouldân, juy ^,;par Safî

(i) Hartwig Derenbourg, Al-Fakhrî, note des pp. 26-27 de l'Introduction. (2) Ed. Mohl, IV, 358-448.

LES BARMÉCIDES d'APRÈS LES HISTORIENS ARABES ET PERSANS IQ

ad-Dîn A bon Bakr 'A bd Allah ibn 'Omaribn Dâwoud, dans

ses Mérites de Balkh, ^^ JJUas, ouvrage arabe écrit en 6io

{i2 14)^ dont une version persane nous a été conservée (/) [quelques détails sur le Nooubehâr et sur V administration de Fadl ibn Yahyâ en Khorassan); par le géographe Ka^vînî {600-682 = i2o3-i283) dans sa Cosmographie [quelques mots sur le Nooubehâr); par Ibn Tagrîberdî AboûH- Mahâsin.qui vivait dans la première moitié du quinzième siècle; par Takî Ad-Dîn Aboû Ahmed ibn Mohamrned Al-Makri^î (f 845 = 1442), par Djemâl ed-Dîn Mohammed El-'Oûfî (+ 854 = 1450), le vi^ir de Ni^âm ol- Molk; paribn Chihna [f 883 = 1478)] dans sa Réunion

des Anecdotes, oU^I *^U- par l'auteur du Diwân al- Inchâ',s^l^*VI ô\y^^[vers84i=:i538),parAhmedRâ^îdans les Sept Climats, ^\ cJ^ [traité de géographie composé en langue persane au seizième siècle), et enfin par le kâdî Ahmed ibn Mohammed El-Ghaffârî[f gy5 := i56y) dans

son Nigâristân, jt^jlx.

Un grand nombre de recueils d'anecdotes et de romans plus ou moins historiques furent compilés sur les Barmécides. Ces ouvrages sont perdus pour la plupart. On a vu qu'au neuvième siècle de notre ère Aboû Hafy 'Omar ibn Al-A^rak Al-Kermâjiî avait écrit une histoire des Barmécides. Un' en reste que des fragments conservés par Tabarî^ Hamadhânî, Ya'koubî, Yâkoût et Ye^dî. Les Traditions sur les Barmécides,«LXoi^j| jLi»-l v^11j , écrites vers la même

époque par Al-Mar^oubânî, que cite l'auteur du Fihrist, sont également perdues, ainsi que l'ouvrage de Moham-

(i) Bibliothèque Nationale, n» ii5 du fonds persan. Ch. Schefer en a publié les deux premiers chapitres dans le premier volume de sa Chrestomathie persane, pp. 64-103.

med ibn Al-Laith Al-Khaiîb intitulé: Yahyâ ibn Khâlîd,

recueil littéraire, w»^VI (j -Oli>. ^ ^s^- ^^? ^^^^ ^^ ^i^ de

Djahtha par AboiCl-Faradj Al-I^fahânî. Les Traditions

relatives aux Barmécides, ^Cyi j\^\ , d\Ibn Ad-Djoû^î

(f 5gy = i20o)y semblent également perdues. Il n'est rien resté d'une histoire anecdotique des Barmécides compilée vers le douzième siècle par V auteur du Modjmel ot-tevârîkh (/).

La Bibliothèque de Berlin possède^ sous le titre de Choix

de traditions relatives aux Barmécides, ^C«I^JI jLi-l ^ 'iJJ>(2),

un recueil d'anecdotes sur les vizirs de Hâroûn et leur catastrophe. Cet ouvrage renferme un long poème, dans lequel le vieux Yahyâ cherche à fléchir la rigueur du khalife. La même bibliothèque possède encore une histoire romanesque

des Barmécides intitulée *Sa» \^\ ^^^ r^.-'^~) ^^^ ^^^ ^^^ M. Ahlwardt, absolument différente de l'ouvrage de Mîlawî {3).

A une époque asse^ récente {iioo = i688-i68g), le cheikh Mohammed Diyâb Al-Itlîdî écrivit, sous le titre ^'Avertissement aux humains sur ce qui advint aux Barmécides avec les fils de 'Abbâs, ^ i\^l^ ^j LJ ^Uil ^Mcl ^CUI ^, wne histoire abrégée du khalifat dont vingt pages environ sont consacrées à la chute des Barmécides {4). Cette

( i) Voici ce que dit l'auteur du Modjmel (fol. 228 v) : « Il existe de nombreuses traditions depuis l'origine de Barmek jusqu'à la chute de sa famille. J'ai écrit sur ce sujet un livre que j'ai disposé d'après un certain ordre chronologique. J'ai narré la manière dont ils se sont comportés à l'égard de leurs contemporains, j'ai fait connaître l'époque de leur disgrâce, les motifs qui la provoquèrent et les malheurs qui fondirent sur eux. » Nous donnons ici la traduction de Ch. Schefer {Chrest. persane, II, p. 5 des notes).

(2) Manuscrit arabe 8987, de Berlin, fol. 102 v°-io5 r°.

(3) Manuscrit arabe 9076, de Berlin. Il manque plusieurs feuillets à cet ouvrage. Le catalogue de M. Ahlwardt mentionne encore deux fragments relatifs aux Barmécides (manuscrits q5o8, fol. iSg, et 8480, fol. 189 r°).

(4) Il existe de Vriâm an-Nâs un certain nombre de manuscrits, dont on

compilation, qui est «du genre des romans historiques (/)», est dénuée d'importance. On peut en dire autant de l'Histoire de Soliman et de Djafar {sur Barmek Aboû Khâlid) {2) et de l'Histoire de Kâsîm le Barmécide (J).

Au temps des derniers souverains Mamlouks les compilateurs des Mille et une Nuits, ^Uj ^ ^1, réunirent de nombreuses traditions sur les Barmécides; mais leur valeur est très discutable. Le Hâroûn des Mille et une Nuits n'est pas le Hâroûn de l'histoire, tant s'en faut; bien des fois il n'est que la persom^ification du temps passé, et l'on ne peut juger ses vizirs d'après ce livre célèbre, mais relativement moderne, souvent remanié, et contenant des récits d'origines très diverses {4).

Quant aux poésies composées sur les Barmécides, elles

trouvera l'énumération dans la Geschichte der arabischen Literatur de M. Cari Brockelmann, t. II, p. 3o3 ; la Bibliothèque Nationale en possède trois pour sa part (n»» 2108, 2109 et 2110 du fonds arabe). M. Godfrey Clerk a donné une traduction anglaise de la plus grande partie de cet ouvrage ["Ilâm en-Nâs, historical Taies and Anecdotes of the early Khalifahs, translated from the Arabie and annotated, London, Henry S. King, 1878, in-12 de xvi-2g3 p.), qui, très répandu en Orient, a eu cinq éditions au Caire dans l'espace d'une trentaine d'années, de 1279 à i3io de l'hégire (1862-1893). Cf. Van Dyck, Kitâb Iktifâ' al-Kounoû" bi-mâ houwa matboû\ p. 291.

(i) De Slane, Catalogue des manuscrits ai^abes de la Bibliothèque Nationale, p. 374.

(2) Voir le chapitre I'% page 35.

(3) C'est un petit roman, incomplet de la fin, qui occupe les feuillets i33- 170 d'un manuscrit arabe d'Afrique, peu ancien et d'une écriture défectueuse, conservé à la Bibliothèque de Grenoble sous le n° 2806. Son héros, Kâsim ibn Farah (ou plutôt Faradj) Al-Barmekî, personnage probablement imaginaire et que nous n'avons vu nommé nulle part ailleurs, avait eu une existence mouvementée, et le khalife Al-Hâdî lui demanda de lui raconter ses as'entures. Cette copie, la seule que nous connaissions, contient des erreurs grossières, comme -Ois»- ^ ^^jÂxf-jpour ^^^^^ J^ ^j^^ (fo'- i33 v").

(4) Voir le chapitre IX. Pendant ces dernières années, les littérateurs arabes ont plusieurs fois cherché, dans l'histoire des Barmécides, des sujets

d'inspiration : témoins ^Abbâsa, sœur d'Ar-Rachîd, -^Jl C^\ «U-uc-,

œuvre de M. George Zaïdan, formant le tome X de ses Romatis historiques

sont très nombreuses. Les vizirs des Abbasides eurent^ au temps de leur puissance, quantité de panégyristes, qu'ils récompensaient généreusement, et dans le nombre desquels figurent Aboû Nowas, dont le témoignage pennet de réfuter la légende du mariage de Djafar avec ^Abbâsa; Ibn Mounâdhir, Bachchâr ibn Bourd, Man^oûr An-Nimrî, 'Attâbî, Achdja\ Abou Mohammed Al-Ya^îdî, Ibn Abî Omayya, Ibn Walîd Al-An^ârî et Aboû Chamâma, « Les poètes, dit le traducteur persan de Tabarî (/), composèrent plus d'élégies sur les Barmécides qu'ils n'avaient composé de panégyriques pendant leur vie. » Beaucoup de ces poésies ont été recueillies dans le Kitâb al-Aghânî, et les historiens [Tabarî, Mas^oûdî,Ibn Khallikân,etc.) en citent fréquemment des passages.

Voilà les sources que nous avons utilisées, et qui sont les principales sources de l'histoire des Abbasides, celles auxquelles ont eu recours, en Europe, les De Hammer, les Kremer, les Millier, les Weill, les Sédillot, les Huart, et, en Orient, M. George Zaïdân, l'auteur de cette admirable Histoire de la civilisation musulmane, ^we /'on s'e^onnerait à juste titre de ne pas voir citée ici {2). Nous avons

de V Islam (Le Caire, 1906, in-8); une traduction française, intitulée : La Sœur du Calife, œuvre de MM. Charles Moulié et M. Y. Bitar, en a été publiée tout dernièrement en feuilleton dans Le Figai'O (juin-juillet 1912), et Ar-Ra-

chîd et les Barmécides, aA-«1^ij -\^^'? drame en quatre actes du P. A.

Rabbath, paru dans Al-Machriq (XII, 1910, pp. 8-24, 100-118, 191-202, 252- 263, 344-357, 408-435, 498-5i5). Plus récent est le Livre des perles assemblées sur rhistoire des Barmécides et la famille d'Al-Mohallab, ^UJ

4^,Jn^1 Jlj 0^1 ^1 jli»-l (J v*Lr*^^ ppy^^ Seyyed Mohammed

Rezâ, fils de Seyyed Mohammed 'Ali Chah 'Abd ol-'Azîmi En-Nedjefî (Nedjef, 1328, in-8, 188 p.), dont M. Louis Massignon nous a aimablement signalé la publication.

(i) Chronique, trad. Zotenberg, IV, 469.

(2) ^^^ > 1 j-Wl)| «>^jVr, Le Caire, 1902-1906,5 vol. in-8; sur les

tenté d'écrire en détail l'un des chapitres de cette civilisation; puisse cette monographie rendre, après les travaux d'ensemble qui viennent d'être énumérés, quelques services aux études orientales (/).

Barmécides, voir notamment t. IV, pp. 137-140. Plusieurs traductions de cet ouvrage ont été entreprises; l'une, en français, a commencé à paraître en 1910 dans la Revue tunisienne ; une autre, en turc, est en cours de publication à Constantinople.Sous le titre : Umayyads and Abbasids,M.. D. S. Margoliouth en a donné une version anglaise abrégée, qui forme le tome IV du E.J. W. Gibb Mémorial (Leyden and London, 1907, gr. in-8). Un autre ouvrage historique récent, en langue arabe, qui atteste, chez son auteur, une

solide érudition, est la Civilisation de l'Islam à Bagdad, ^!>U- j/l ^Ua:>-

^^/LJ! j]^ ^J, de Djamîl Nahlat Al-Moudawwar (Le Caire, igoS.gr. in-8),

brillant tableau de l'époque des Abbasides et de leurs vizirs.

(i) Il nous reste à remercier tous ceux qui, pour notre travail, nous ont aidé de leur savoir ou de leurs conseils, et dont plusieurs, hélas, ne sont plus là. Nous devons particulièrement remercier M. Hartwig Derenbourg, sous la direction de qui nous avons préparé cette monographie; MM. Auguste Carrière et Joseph Halévy, à qui incombait le soin de l'examiner; M. Barbier de Meynard, qui en a suivi la préparation avec intérêt et nous a aidé de son érudition. MM. A. Le Chatelier, professeur au Collège de France, Cl. Huart, A. Cabaton, Ed. Specht, E. Blochet, Mirza Mohammed Khan, de Kazvin, Miguel Asin et Edouard Huber, aujourd'hui professeur à l'École française d'Extrême-Orient, nous ont, eux aussi, fourni des renseignements utiles. Au moment où nous rassemblions nos matériaux, l'Index du Kitâb al-Aghânî était encore en partie inédit : M. Heerzsohn, qui en surveillait la publication, a eu la très grande obligeance de copier, pour un travailleur qu'il ne connaissait pas, les passages non encore publiés de cet Index concernant les Barmécides, nous évitant de la sorte de longues et fastidieuses recherches; qu'il nous permette de lui adresser, ici, notre plus cordial remerciement. Nous remercions également MM. Stanley Lane Poole, le célèbre historien et numismate, le colonel Allotte de la Fuye et G. F. Hill, conservateur adjoint au British Muséum, à qui nous sommes redevables de plusieurs des illustrations qui accompagnent ce travail.

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