BOIS-DAUPHIN
Pas encore , monseigneur.
GUISE
Dites-lui qu'il m'attende. Adieu , ma sceur ; demain à votre réveil je vous défie de désirer quelque chose.
Dieu vous entende, mon cher Henri ! Adieu.
Le duc sort.
BDSST.
Ce doit être une fausse alerte , car je sais de bonne part que le régiment a été arrêté au pont de Pontoise par une troupe de récollets et de fariniers.
LA nUCHESSE.
N'importe : il n'est pas mauvais que le cher duc soit tenu en haleine j je tremble toujours qu'il ne s'endorme. Ah çà! messieurs, je vous recommande en grâce la sortie de demain.
BUSST.
N'ayez pas peur, madame, je prendrais plutôt sur moi l'entreprise que de la laisser manquer.
d'espignac.
Quoi qu'il puisse arriver, notre affaire est sûre ; nous sommes roi très chrétien en dépit de tous les Valois , de tous les Béarnais passés, présens et futurs.
LA DUCHESSE
Prenez garde avec vos belles espérances de laisser s'envoler cette chère couronne. Surtout je vous recommande mon frère. Force coups
d'éperon , cl'Espignac. — Voulez-vous me donner la main jusqu'à ma chaise ?
D'Espignac lui baise la main,el l'accompagne.
BUSST.
Moi , je cours à la Bastille.
LA DUCHESSE
Bon succès , monsieur Bussy.
Ils sortent.