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forme d’incrustatious irrégulières, frustes et maladroites. Ce n’est qu’à la longue, qu'ils parvinrent à imprimer à leurs armes et à leur cuirasse calcaires ou siliceuses le sceau incontestable de l’organisation. Or, c’est de ce jour seulement, de ce jour tardif, que datent les monuments fossiles les plus anciens sur lesquels puisse s'exercer la sagacité des paléontologistes. Des amibes fabriquaient déjà délégantes coquilles calcaires, soit, mais combien les amibes sont déjà éloignées de l'être primordial !
Voilà ce qui à fait ériger en principe que la Vie n’est apparue sur la terre que tardivement ; qu'au début des périodes vitales, une mer sans limite, laissait déjà émerger quelques îlots dont la vie organique ne prit possession que lentement; qu'à ce moment la Vie s’empara du globe «non, à ce qu’il semble, d’une façon « progressive et par une lente évolution d'organismes « inférieurs, mais, autant qu’on puisse en juger par « l'apparition immédiate de types possédant toute la « perfection que comportaient les circonstances am- « biantes. » (De Lapparent, loc. cit., p. 1257.)
Non ! ce principe est insoutenable. Le paléontologiste ne peut prétendre au bonheur d'étudier les origines de la vie sur des monuments solides, nettement dessinés et facilement déterminables. Les pièces les plus anciennes que lui livre le hasard des découvertes ne datent pas, comme il le croit, des premiers temps de l’évolution de la SUBSTANCE VIVANTE, maïs de temps relativement récents. C'est par la méditation, c'est par le raisonnement appuyé sur l'observation des êtres actuels et des êtres anciens, qu'il parviendra à refaire : l'histoire de ces premières phases biologiques, qui ne lui ont laissé aucun monument écrit. Les eussent-elles