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est actuellement impossible d'expliquer la vie autrement que par des phénomènes vilaux, dans la complexité desquels il ne sera possible de démêler la part des divers agents physiques et chimiques, que quand l’analyse histologique aura été poussée beaucoup au delà du terme qu’elle occupe en ce moment.
Nous devions, avant d'aborder les questions quenous allons traiter dans cet ouvrage, résumer en quelques mots notre manière d'envisager la SUBSTANCE ViVANTE. Mais ce Protée, dont l'esprit épie si facilement les moindres actes, s’obstine à se dérober à nos yeux.
Quels sont les points qu’elle occupe dans ces organismes si variés qu'elle anime ? Où faut-il la chercher ? Comment la distinguer du masque non vivant derrière lequel la délicatesse de sa structure exige qu’elle se cache toujours ? Tel sera le sujet de la seconde partie.
Mais pour résoudre ce problème, il faut posséder une méthode d'analyse. Cette méthode d'analyse, que nous allons exposer dans la première partie, nous l’avons empruntée à l’histoire même de là SUBSTANGE VIVANTE.
I. — Lot DES ASSOCIATIONS PROGRESSIVES ET DES COMBINAISONS BIOLOGIQUES
Une observation attentive de l’ensemble des êtres vivants nous montre que la SUBSTANCE VIVANTE, dans son œuvre ininterrompue d’'édification, a procédé par associations successives d'éléments de plus en plus complexes.
Après s'être essayée, pour ainsi dire, h la construction d'organismes microscopiques et biologiquement très simples, elle s’est plu à grouper ensemble un certain nombre de ces mêmes organismes pour en former
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un tout plus complexe. Plus tard, elle a groupé ensemble plusieurs de ces organismes composés, pour en former un tout plus complexe encore.
Ainsi ont été réalisés des organismes à divers degrés, dérivant les uns des autres par juxtaposition, comme un atelier résulte de la juxtaposition d'ouvriers; un secteur, de la juxtaposition d'ateliers ; une ville, de la juxtaposition de secteurs, etc
Mais partout dans la nature — et cette remarque s'applique fort bien à l'exemple que nous venons de citer — la juxtaposition n'est que temporaire et, dans le processus biologique comme partout ailleurs, la juxtaposition des éléments a peu à peu fat place à des combinaisons de plus en plus intimes, tout à fait comparables aux combinaisons chimiques opérées par la matière cosmique pour former les corps simples et composés. Nous n'avons pour le moment qu’à constater ces combinaisons, sans chercher à en pénétrer le mécanisme,
Si nous passons en revue celles de ces combinaisons biologiques qui sont actuellement connues, nous trou- VORS : Dar
1e Au degré le plus élevé, l’association-termites, l’association-fourmis, l’association-abeilles ; nous pourrions dire, en comprenant avec les associés l'édifice qu'ils ont construit : l'organisme-termitière, l’organisme-fourmilière, lorganisme-ruche ou, pour employer un terme plus général, l’organisme-cité (de civitas, l'ensemble des citoyens). À :
2° Au degré immédiatement inférieur à celui-ci, nous trouvons les associationsamibiennes (1) (cellulaires des
(1) Sous la dénomination unique d’amibe, nous comprenons à la fois les amides libres, qu’elles revêtent la forme d’amibes propre-