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auteurs) qui, avec l'édifice qui les englobe, constituent l’organisme-termite, l’organisme-fourmi, l’organisme abeille, l’organisme-insecte, en un mot, ou, pour employer un terme équivalent, mais beaucoup plus général, l’organisme-métazoaire. Tout métazoaire est, en effet, constitué par de nombreuses amibeés ou plastides associées ; on en peut dire autant de tout métaphyte.
Le zonite n’étant qu’une portion d'organisme, ne saurait avoir sa place dans cette énumération. La subdivision plus ou moins nette d’un métazoaire en zonites est assurément fort intéressante, mais n’a que peu d'importance lorsqu'on l’envisage du point de vue très élevé où nous nous sommes placé.
3° Descendons encore d’un degré et nous arrivons à l'association coccienne, constituant, avec l'édifice qu'elle a construit autour d'elle, l’organisme-amibe. Les innombrables granulations vivantes que renferment l’amibe et son noyau (granulalions protoplasmiques de nombreux auteurs, microsomes de Kôülliker, plastidules de Magegi, bioblastes d'Altmann, etc., ete.) et tant d’autres non encore décrites, sont-elles autre chose que des cocci associés et combinés, cousins germains des cocci libres ou associés seulement en zooglées ? Maggi ef Altmann ont invoqué cette proche parenté et, si l’on manque de preuves pour l’établir, autres que l’analogie, du moins na-t-on aucune bonne raison de la conte-ter. Nous y croyons fermement comme à une conséquence logique de la loi que nous exposons en ce moment. Altmann, disions-nous, a adopté, pour désigner les granulations qui habitent les cellules et qu’il
ment dites ou celle de cellules menant une existence indépendante (infusoires) et les amibes associées et combinées pour former les métlazoaires et les mélaphytes (cellules, globules, plastides).
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considère comme leur élément essentiellement vivant, les deux termes de granula et de bioblastes. Pour Alt- mann « granule est synonyme de bioblaste, mais le « premier estle petit corps visible au microscope, dont « la fonction est discutable, mais non l'existence ; le « second est ce même petit corps envisagé comme « unité hypothétique de la théorie. » (DeLAGe. La Struct. du protopl., etce., 1895, p. 498, note 1.) Le premier n'implique aucune signification théorique: le second, au contraire, est synonyme de SUBSTANCE VIVANTE, Mais à notre sens, il implique à la fois trop et pas assez. Trop, parce que nous ne pouvons croire, et nous en donnerons les raisons plus loin, que le bioblaste soit entièrement formé de substance vivante; pas assez, parce qu'il n’exprime pas toute la pensée de l’auteur, touchant la proche parenté qui existe entre le bioblaste combiné, hôte obligé de la cellule hors de laquelle il ne peut plus vivre, et le bioblaste libre (micrococcus). Aussi Altmann s'est-il vu contraint de distinguer deux - sortes de bioblastes et, par suite, de créer deux mots, d’ailleurs fort bien conçus : celui de cyloblaste, pour désigner le bioblaste combiné, et celui d'autoblaste, pour désigner les bioblastes indépendants, aussi bien le bioblaste primitif, encore isolé, que Le microbe qui est son représentant actuel.
Quoi qu'il en soit, pour Altmann, « la cellule n’est « plus l'organe élémentaire ; elle cède ce rôle au bio: « blaste et n’est elle-même qu'une colonie de bio- « blastes ». (DeLAGs. La Struct. du protopl., 1895, p. 501.) En cela, il a parfaitement raison.
La zooglée bactérienne (1) est une zooglée dans la-
(1) Zooglée bactérienne, association de bactéries, par opposition à zooglée coccienne, association de cocci.
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quelle les cocci (spores et moteurs de la bactérie), au lieu de conserver leur indépendance les uns vis-à-vis des autres ou de combiner leurs adaptations respectives dans l'intérêt de l’unité de leur édifice, auraient adopté d’une facon normale et constante le mode de groupement que nous voyons les cocci (grains de chromatine) prendre dans le noyau de l’amibe.
4° Chacune de ces granulations vivantes, amibiennes et nucléaires, ou cocci, résulte t-elle à son tour de l’association d'éléments plus simples? Cela nous paraît certain, mais quels sont les éléments constituants immédiats de cette association ? Le microscope ne nous les a pas encore révélés et cependant nous sommes tout-disposé à croire que ces éléments, bien qu’inconnus, sont à leur tour autant d'organismes compliqués, construits par des associations d’un ou plusieurs degrés, supérieures à l’association chimique qui constitue la molécule de substance vivante. En sorte que nous considérons les combinaisons biologiques successives comme une suite naturelle des combinaisons chimiques de plus en plus complexes, qui ont donné naissance à 1a SUBSTANCE VIVANTE. «
Il est très rationnel, en effet, d’inférer de la variété déjà si grande présentée par les cocci libres et surtout par les cocci associés, de leur adaptation déjà si admirable à des fonctions aussi diverses que compliquées, que ceux-ci ne peuveut représenter là SUBSTANCE vivanT£ dans toute sa pureté ; que chez les êtres vivants plus simples, qui les constituent eux-mêmes, doit exister une variété moins grande de spécialités, une adaptation fort stricte sans doute, mais à des opérations biologiques moins compliquées, et pressentir entre ces derniers et l’être primordial, la protobie un