‹ Les bases de la philosophie naturalisteChapitre 7 sur 39 · Payot, La croyance. (F,. Alcan · texte numérisé non relu

Payot, La croyance. (F,. Alcan

ans. Et ils ont proclamé comme une vérité scientifique que tout l'univers inorganique se réduisait à un groupe d'atomes en mouvement, réunis en molécules en mouvement i. Vue infiniment simple, et, par conséquent, très séduisante, dont on ne peut pas dire aujourd'hui encore qu'elle soit fausse, mais que la science contemporaine ne contresignerait plus avec Ta même sérénité.

Les physiciens et les chimistes d'aujourd'hui se montrent, en effet, beaucoup moins satisfaits des théories cinétiques de lfunivers que ne l'étaient leurs prédécesseurs immédiats. Plus leurs sciences avancent, plus ils voient qu'il est nécessaire de compliquer les schémas cinétiques si l'on veut représenter adéquatement les phénomènes qu'elles étudient, Des découvertes comme celle des propriétés radiantes de la matière ont donné beaucoup à réfléchir sur la constitution probable de l'atome et de la molécule. Peut-être sera-t-il nécessaire pour les interpréter de décomposer l'atome lui-même en électrons, c'est-à-dire en atomes plus petits que lui. D'autre part, la doctrine qui réduit l'univers inorganique à un monde de particules en mouvement, semble momentanément trop simple pour rendre compte de tous les faits constatés. En tout cas, elle ne paraît plus aussi indispensable qu'elle avait semblé l'être. La science paraît avoir besoin, pour interpréter les phénomènesr d'une notion à la fois < plus large et plus souple que celle du simple mouvement. Aussi tend-il à se former aujourd'hui une notion des phénomènes physico-chimiques, différente sur certains points de celle que nous venons de caractériser.

C'est sur la façon dont il faut entendre l'élément dernier de la matière que la différence de l'ancienne phy-

Page 1