‹ Les Bases du Système de la Philosophie Morale de GuyauChapitre 14 sur 19 · DE NED LE · texte numérisé non relu

DE NED LE

exprimant le trait le plus élémentaire de la nature—s on expansion. Dans toute la nature—affirme de même M. Hôffding 1)—la vie débute avec un pareil surplus; il rend 13 croissance possible et crée de nouveaux germes. C’est bien quand la vie agite fortement, qu’elle dépasse les limites données, cherche de nouvelles expériences on en évoque, lâche de nouveaux rejetons. La conception de la vie chez Guyau est très vaste. La vie, selon lui, constitue Ja synthèse primordiale de la matière et de l'esprit, la synthèse première du monde organique et du monde inorganique. Nous avons vu comment notre troisième problème antithétique avait été résolu hypothétiquement par l'élargissement des germes moraux sur toute la nature. C’est le côté métempirique du problème. La conception de la vie primordiale peut introduire de l'ordre dans le problème de l'unité de la connaisance et elle acquiert une importance de plus en plus précise au fur et à mesure du développement de la vie même. Au sein de la vie a lieu une double évolution incontestable. L'une dans la direction de l’intensité intérieure, crée des formes supérieures de sentiment et de Conscience. ,Au dedans de nous, tout se ramène, pour le psychologue, à la sensation et au désir, même les formes intelectuelles du temps et de l’espace; au dehors de nous, tout se ramène, pour le physicien, à des mouvements; sentir et se mouvoir, voilà donc les deux formules qui semblent exprimer l'univers intérieur et extérieur, le concave et le convexe des choses; mais sentir qu'on se meut, voilà la formule exprimant la vie consciente de soi, encore

1) Moderne phil., p. 126.

dis Mit RO

Page 1