‹ Les Bases du Système de la Philosophie Morale de GuyauChapitre 16 sur 19 · MERE · texte numérisé non relu

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que comme un membre d’un tout plus grand: famille, société, classe, patrie, humanité; la synthèse des idées d’anomie et de sociabilité, ne constituant point de contradiction dans la philosophie morale de Guyau, embrasse proprement les différents moments du cours naturel et normal de l’évolution et du progrès moral de l'être 1).

Guyau en désirant approfondir sa conception de la vie l’éclaircissait du point de vue du principe de la constance, du point de vue évolutioniste, de celui de la physiologie et en rapport avec le plaisir. Ces points de vue ne se contrarient point, comme le prétend M. Christophe ?), et les résultats acquis par leur application n’ont, eux non plus, d’après nous, apparus con: tradictoires. La vérité est que Guyau n’a pas suffisamment développé c’est-à-dire n'a pas formul é d'une manière précise son idée de la vie, qu'il y a mis un contenu trop vaste, mais il serait contraire à la vérité de lui reprocher d'avoir envisagé la vie commeune pure entité métaphysique et nouménale#) ,Il devait nécessairement, écrit M. Christophe, en arriver à fondre l’un dans l’autre le physique et le mental, le mécanisme et le dynamisme, le mouvement et la conscience, la cause efficiente et . la fin subjective, bien que la science pure sévèrement exempte d’hypothèses, les considère comme irréductibles les uns aux autres“ 4). Mais: 1-0 toute science

1) La morale angl. contemp. — p. 391.

2?) ,Le principe de la vie comme mobile morale selon Gu- .yau”. Revue de métaphysique et de morale. 1901.

3) Ibid., p. 528.

4) Ibid., p. 523.

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