DER ARR
breux et importants à l’empirisme philosophique, se penchant du côté de la métaphysique inductive, en
définitive étant un défenseur du naturalisme moniste
et immanent (dont nous allons parler plus tard),
Guyau possédait l'esprit ouvert à tous les problèmes
de la vie et un amour profond de la science, dont il était vraiment un apôrte et un novateur le plus vif,
enthousiasmé et compréhensif. Il était hanté par le
tourment de l'inconnu et de l'infini, toujours. assoiffé de la vérité, infidèle à toute vérité bornée, esprit toujours en quête d'un savoir plus étendu et plus sûr. »On peut être las de la vie sans être las de la science“—disait—il!)-et voilà quel était son désir le plus profond: ,Il faut que disparaisse de moi toute préoccu-
pation d'intérêt exclusif, toute considération étrangère.
à la vérité poursuivie. Il faut que je me possède tout
entier moi — même, pour me donner tout entier. Il
faut que je puisse me dire en allant vers la vérité: Quoi que je trouve au bout de la voie où je m'’engage, quand cela serait contraire à toutes mes prévisions
et à tous mes désirs, à tout ce que je croyais ét à tout
ce qu'on croit autour de moi, quand cela serait contraire à tout ce que j'ai dit moi-même; quand cela déferait toutes mes associacions d'idées, dérangerait toutes les combinaisons, tout le système que mon intelligence avait échafaudé jusque-là, quand cela anéantirait enn tout le travail de ma vie passée, si c’est la vérité, quelque pénible qu’elle soit, je veux la trouver, je veux y croire, parce que la vérité est digne d'amour
1) L'irréligion — p. 416.
NF TRE Se.