‹ Les Bases du Système de la Philosophie Morale de GuyauChapitre 7 sur 19 · FAN TS AR · texte numérisé non relu

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pement des directions normales de la vie, Guyau aboutit à la conclusion que générosité et amour, n’étan pas un moyen unique, constituent néanmoins le moyen important, peut-être essentiel de l'expansion et que cette expansion de la vie est ,selon la nature même“. L'égoïsme absolu n’est qu’une utopie, impossibilité. Devant l’homme se dresse une alternative inévitable — »se dessécher ou s'ouvrir”. Devenir l’égoïste avec conscience cela veut dire se mettre en contradiction avec le développement de sa propre nature, avec ses tendances les plus essentielles à l'expansion, cela veut dire rétrécir son activité, appauvrir son être, se condamner à mort. ,L’egoïsme c’est l’éternelle illusion de l’avarice, prise de peur à la pensée d’ouvrir la main, ne se rendant pas compte de la fécondité du crédit mutuel, de l’augmentation des richesses par leur circulation. En morale comme en économie politique il est nécessaire que quelque chose de nous circule dans la société, que nous mêlions un peu de notre être propre et de notre vie à celle de l'humanité entière” :). La loi de fécondité moral prouve la tendance de l'être vivant à la conciliation des éléments égoïstes et altruistes par la coordination de toutes ses impulsions. La moralité c'est, selon Guyau, l'harmonie intérieure de l'être. Pour moraliser l'homme ,il faut pousser en avant non une des facultés humaïnes, mais l’homme tout entier“ ?). D'où il résulte conséquemment son opinion sur l’expansion égoïste — centripète, manifestée, par exemple, par Napoléon I, formulée par Nietzsche—, Wille zur Macht“

1) L'irréligion — p. 351—352, 2) L'irréligion — p. 320.

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