‹ Les bases scientifiques de l'éducation physique (volume 2)Chapitre 38 sur 109 · Appui oblique sur 4e sol face en Tair · texte numérisé non relu

Appui oblique sur 4e sol face en Tair

8. Suspension oblique aux perclics. 9. Opposition à l'élévation des bras.

Fig. 131. — Montrant une série d'exercices dont Teffet utile sur la fixation

de l'épaule est des plus intenses.

poids du corps, ceUe des bretelles ou des bâtons; les muscles que Ton devrait développer sont relâchés.

Le dernier exercice est antiphysiologique à tous points de vue, ses défauts valent une explication plus complète, sur laquelle nous revidndrons au sujet de Tanalyse des mouvements.

CONDITIONS ESTHETIQUES DS LEXIEUCIQI

§ 5. — Amplmtion thoracique.

Le mécanisme de l'ampliation thoracique se eomprescbm sans difêculbé si Ton se pep«Hiite à ce qioe n&^s aTOtus déjà dit à propos

Fig. 132. — Mouvements et attitudes usités dans la gymnastique suédoise -ayant un erfifet des plus marqués sur le redressement et la fixation de l'épaute*.

des exercices respiratoiriBS ,(p. ^4), de la correction des attitudes vicieuses (p. 109) et si Ton a bien étudié le mécanisme de la fixation de Fépaule dans le chapitre précédent.

Ce qu'il faut entendre par ixéveloppement de la poitrine. — U faut d*abord s'entendre sur ce que l'on appelle la poitrine et le développemeat de la poitrine. La poitrine n*est pas la forme

i . Demeny, Guide du Maître chargé de renseignement des exercices phy. Biques dnns hs écoles, P.ari&, Société d'éditions scientifiques.

i BASES SCIENTIFIQtES DE L'ÉDUCATION PHYSIQUE

extérieure du thorax, c'est la cage ttioracique elte-mëme. Les dimeosions extérieures de la poitrine n'ont qu'un intérêt médiocre, et souvent sa forme apparente est loin de donner une idée de sa forme réelle.

L'avantage d'une large poitrine consiste dans une capacité respiratoire considérable, dans le volume et l'aisance des pou-' mons, une place plus grande pour le cœur et les gros vaisseaux : en défini tive dans une dispositioD avantageuse des organes pourl'accomplissement des fonctions respiratoire et circulatoire {fig, 133).

Les mesures circonférencielles de la poitrine sont loin de donner une idée des di mensions du thorax, eL le ruban métrique ne fournit que des chiffres erronés.

Éncardo ^™'^"'j,yp|j^™y. ~ La circonférence itu^'rfàkTc^iiidcT "'*'"' extérieure de la poitrine dépend en effet de trois éléments variables : les dimensions de la cage thoracique, la couche musculaire et la couche adipeuse qui la recouvrent.

bracbio-céplia]

L'auguemation des muscles de la poitrine ne doit pas Être CONFONDUE AVEC l'aoomentation dk LA POITRINE. — Souvent à la suite d'un entraînement aux exercices actionnant spécialement les muscles de l'épaule et du bras^ le ruban métrique indique une augmentation très rapide de la circonférence bimammaire chez les uns et une diminution chez d'autres- Ce résultat s'ex-

CONDITIONS ESTHBTIQUES DS L BXEBCIGB 22j

plique très bien. Les augmentés sont les si^ets musclés dont les pectoraux et grands dorsaux ont grossi ; les dimioués sont les sujets gras chez qui la graisse a fondu.

La circonférence thoracique donne une indication fort complexe : c'est le résultat de l'augmentation de laçage thoracique, augmentée de l'accroissement des muscles et diminuée de la fonte de la graisse (fig. 134).

Si l'on veut avoir les dimensions vraies de la cage thoracique^ il faut prendre les diamètres du thorax aux points où l'on peut aborder le squelette sous la peau; on élimine alors les erreurs

Fia. 134. — Coape shémattqu* de la poitrine destines à montrer combien la mesure de U circonférence oitérieure indique peu les dimensions Traies du thorax t cause de la pT6sence des couches musculaire et adipeuse.

Wig. 13S. — Cage thoracique ouverte montrant le cœnr (6), reposant sur la Toûte du diaphragme (9).

dues à l'épaisseur variable des couches muscnlaïre et adipeuse,

DimiT. ~ Bail! icienl. IB

Zt^ LES BASES SCIENTIFIQUES Dfi L EDUCATION PHYSIQUE

et lès variations de Tampliation thoracique se rédaîsen'l à des chiffres bien moindres.

Il n'est pas rare de constater chez des jeunes gens au nivea» i des mamelons une augmentation de la circonférence de la poitrine allant jusqu'à 7 et 8 centimètres en quelques mots. Les mesures des diamètres de la cage thoracique douaient à peine une augmentation de quelques millimètres, souvent même elle est nulle, et c'est l'amplitude des mouvements respiratoires qui seule a augmenté (Voir le chapitre : Respiration.)

S^il y a accroissement rapide de la circonférence thoracique iau début de l'entraînement, il faut l'attribuer aux muscles. C'est la joie des jeunes gymnastes de mesurer chaque jour leur poitrine et de gonfler leur pectoraux afin d'y constater une circonférence toujours plus grande. Ces mesures sont illusoires parce qu'elles n'indiquent pas les dimensions du thorax. Un sujet très musclé peut avoir un petit thorax et se tr©«iver dans une situation inférieure pour produire du trarvaii à eauâe de l'insuffisance respiratoire. Les acrobates spécialisés aux exercices des anneaux sont de véritables monstruosités à ce point de vue. L'hypertrophie de leur systèaie musculaire n'est pas en rapport avec la fonction de l'hiéiiiatose; c'est une machine à vapeur ayant de gros cylindre» et dlergros pistons alimentés par une petite chaudière et un foyeir tro^ reatreint (fig. 104).

Volume du thorax et CAPAcrEé RBMUBATOiaE. — L'obèse, l'emphysémateux ont des poitrines éstegmies et, pourtant, une respiration insuffisante, paiiree qpi€ kmss Bffi&avements thoraciques sont trop étriqués pooir do^oner l's^ eakpBieitlé respiratoire et produire une ventilation d» ^(mmoA en proportion de leur poids.

Nous ne reviendrons pas ici ssr l«t manière d'augmenter la; capacité respiratoire; nous avon& établi antérieurement la relation entre l'amplitude des mouvements des côtes et du diaphragme avec la quantité d'air inspiré ; nous avons suffisamment insisté sur les expériences démonstratives.

Manières sr'AUGHENTBa ls vo^Lu^iis de la. cage thoragiqu£> — Nous avons maintenait à examiner lies influences agissant directement sur l'augmentation du volume delà cage thoracique et sur le mécanisme de cette amplîatibn.

coNomoKs KSTHKTjQtrci vz LExeneica 227

On peut augmenter les dimensioDSiJa thorax pardettx moyens: la contraction des muscles inspirateurs s,eule et les attitudes et les mouvements des bras. La manière la plus certaine d'oblenir le maximum d'effet est de ftiire agir ces deux causes simultanément.

Les mouvements volontaires de la respiration, la gymnastique respiratoire dilatent le thorax en agissant directement sur le soulèvement des côtes, par l'action des muscles inspirateurs.

La gymnastique des attitudes et des bras procède plus indirectement mais a un effet très marqué sur i'ampliation Ihoracique. Il y aune relation intime entre les courbures du rachis, la forme du thorax et celte des organes qu'il contient. Le redressement des courbures vertébrales produit nécessairement le soulèvement des eûtes ; le léger mouvement d'extension de chaque vertèbre sur la vertèbre ^- *^- ' voisine entraîne l'anneau costal avec lequel elle s'articule, tend à soulever les eûtes et à agr&ftdir le thorax sans que la force musculaire ait besoin d'intervenir (voir p, 119).

Inversement tout affaissement ou exagération des courbures vertébrales s'accompagnent d'un affaissement thoracique partiel ou total. Cela peut se constater facilement dans les mauvaises altitudes où l'on se lient courbé ou les bws «rrés ft»r la poitrine. Je me courbe, en arant,^ mon «ètemeal Hotte sur ma poitrine; je me redresse, il me serre, L'aiffaiasement tbiovaeiqae ^oduit une diminutton dan» kt capaàté du tborax» la eoa-

iSS LES BASES SCIBNTIFIQDBS DE L EDUCATION PHVSIQUE

pression et la gène des organes qu'il contient. Les mauvaises attitudes soDtincompatibles avec la santé ; l'hygiène et la beauté sont inséparables.

Soltm

ng. 137. .

On peut éTiterl'incurvalionsénile, c'est une affaire de volonté, il ne faut jamais se laisser aller, mais résister toujours au poids du corps qui vous entraine. Le poids des ans est une figure poétique ne répondant & rien de réel pour ceux qui ont de bons

CONDITIONS BSTHÛTIQUBS DE L EXERCICE 3S9

muscles dorsaux. Ou voit des octogénaires droits et dea jeunes hommes de trente ans voâlés : la raison n'est pas dans l'Age, mais dans la bonne habitude de se bien tenir et dans les exercices fortifiants.

Action défohiiantb des corsets et vêtements serrés. — Avant de chercher à ampliiler la cage thoracique, il faut éviter de la comprimer par des vêtements serrés et de l'affaisser par de mauvais maintiens. Les vêtements serrés, les corseta sont des causes d'affaissement du thorax qui détruisenttoat l'effet d'une bonne gymnastique. Ils agissent constamment sur les cAtes en lescomprimant; les mouvements correctifs n'agissent qu'an temps limité et d'une façon intermittente.

Les tailles fines 'coûtent cher à la femme. Le thorax rétréci à sa base comprime les poumons, le cœur, l'estomac et le foie. Les mou- ^'>e- "8. - Le corset comprimant I« , , ,, . ,, - base âa thorax et refoulanl les Tia-

vemente des côtes inférieu- <.ères abdominaui. res, les plus ntiles dans la

respiration, sontabolis. Lapressionsurles viscères les déforme, le foie est creusé d'un sillon profond qui froisse la vésicule biliaire; l'estomac se dilate et se déplace, la grande courbure augmente, et, le pylore n'étant plus au-dessous du cardia, les aliments s'accumulent dans cette poche dilatée et sont la source de fermentations anormales : de là les mauvaises digestions avec production de gaz et douleurs à l'épigastre (fig. 139 et 140).

La pression sur les viscères abdominaux se transmet h l'intestin jusqu'aux organes génito-urinaires, et bien des accidents et des troubles fonctionnels chez la femme n'ont pas d'autre cause.

LES BASES SCfENTIFIQUBS DE L EDUCATION PfJYâlQUE

U^lUrré des MOUVESIENTS des BRAS^ des bonnes ATTITr&ES et S£S EX^iCBGSS liESPIfiAirOI&ËS POUil L*AMPLIATION BU THORAX. -*- NoUS

obtiendrons ie plus i^apidement l'ampli ation thorac^ique an donnant par des mouvements des bras et des exercices respiratoires une grande mobilité aux articulations des côtes, en évitant les vêtements serrés, les mauvaises aiiitudes et eu dous

opposant ainsi que le tlior&x se solidifie daas ia position d'affaissement voisine deT^xpiration.

Il fautram^fieir la mo^-enn« des oscillatiojis des mouvemenls thoraciques à un maximum tel que l'on respire plus amplement et avec plus d'air dans la poitridae.

Toutes les attitudes ©à la colonne vertébrale est rectifiée et l'épaule pontée ennirrièfesont favorables à la dilatation thoracique^ éi Von peut les distinguer en attitudes actives et attitudes passiTCS.

L'effet produit est pure-

Fig. 139. — Forme du thorax et position de l'estomac avec ses courbures normales chez un sujet ne se comprimant pas l'épigastre au -moyen du corset, d'après Boa-s (Liedbeck, Gymnastique suédoise) .

ment mécaunique, il dépend de i'imgmealatioti d«s draïaèts^es par le soulèiv^ement des oôtes.

Les attitudes actives coEsistent dans la rectification du racbis etd'e&cement de l'épaule par les contractions musculaires. Les attitudes passives sont celles où l'extensioii est produite par l'effet de la pesanteur du corps ou une traction quelconque poiur allonger la ciailonne vertébrale, telle la suspension par les mains.

Les muscles grands dorsaux ayant leurs insertions fixes au bassin et à la région lombaire produisent l'abduction du bras en arrière, l'effacement de l'épaule et l'extension de la colonne vertéibrale.

Les trapèzes et rhomboïdes qui rapprochent les bords spinaux des omoplates concourent au même but et corrigent l'abaisse-

aQIWITIOKS SSTHâTIQDES DE l'eXBOCKX S3t

ment en masse de l'épaale prodnit par les grande dorsaux. Les mouvements des bras sont produits ordinairement par les muscles qui prennent leur point fixe sur le tronc, mais on peut inlerwrtir les points fixes, Axer les bras, faire agir quel* qTtes-uas de ces muscles sur le thorax et soulever aiasi lescdies.

HOCTEUSNTS SPÊ'

ciADx. — La fixation de l'épaule en arrière l^oduitdéjà manifes-.

tement la dilatation thoracique (fig. 123).

A plus forte rAison oeteffetajogmente avec les attitudes oii les points d'insertioa des muscles se Irouvenl rejetés en arrière ou en haut, ce qui leur

permet d'agir plus ef- j^^ ^^^ Déformation, du thor« et ie ficacement sur l'élé - reatomac avec tes courbarea anormalea vation des côtes en c*":i la femme serrée pat le coraet, d'apris rendant leur action plus normale au plan de celles-ci .

Ain^ l'écartement borizontal des liras dilate le thorax; la rotation des bras en dehors accompagnée d'un mouvement de supination énergique de l'avant-br^ augmente cette dilatation, à lasondition d'étendre en même lemps le rachis. La rotation du bras en dehors produit l'enroulement du tendon du pectoral autour de l'humérus si l'épaule est fixée en arrière, les faisceaux du petit et grand pectoral peuvent agir sur les càtes.

L'abduction modérée du bras en arrière peut avoir un peu

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