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maximum et comparées aux mêmes sections prises pendant la suspension montrent l’avantage de cette dernière attitude au point de vue de la dilatation thoracique (fig. 42).

On constate même que, dans l'attitude de suspension, les dimensions du thorax en expiration sont au moins égales à celles du thorax en inspiration dans l’altitude droite, bras abaissés.

L’ampliation thoracique est bien due dans ce cas à l’attitude de la suspension ; en effet, si l’on charge de poids les pieds d’un sujet suspendu par les mains, on augmente encore l’allongement passif et les dimensions de la poitrine.

La même action dilatatrice du thorax se produit dans une simple élévation des bras, les épaules rejetées en arrière, les coudes dans le plan des épaules et les courbures du rachis aussi effacées que possible, à la manière de la gymnastique suédoise. Je me courbe, mes habits sont flottants ; je me redresse ils me serrent la poitrine (fig. 43). (Voir plus loin à propos de l’ampliation thoracique).

Relation entre les courbures du rachis et la forme du thorax. — Il y a donc une relation évidente entre les courbures du rachis, la forme et la capacité du thorax.

lement à l'augmentation ou à la diminution dé la courbure du rachis.

Toutes les attitudes où la colonne vertébrale est incurvée s’accompagnent de l’abaissement des côtes et de l’affaissement de la poitrine. Il est impossible d’aspirer une grande quantité d’air si l’on est courbé en avant ou affaissé sur soi-même.

On n’a pas besoin de l’action des muscles inspirateurs pour expliquer cette dilatation, le seul fait d’exagérer ou de diminuer les courbures du rachis entraîne forcément une diminution ou une augmentation de la grandeur des espaces intercostaux, comme le montre le schéma ci-contre (fig. 44).

Chez les scoliotiques, à la partie convexe de la courbure latérale correspond toujours une dilatation des côtes, et inverse-

ment le thorax est affaissé du côté de la concavité (fig. 45) 1 .' Cet affaissement du thorax entraîne une diminution de la

surface active du poumon.

Ampliation spontanée et ampliation VOLONTAIRE DU THORAX. —

Nous sommes maintenant fixés sur le mécanisme de la dilatation du thorax à la suite des attitudes d’extension ou des exercices respiratoires. La dilatation du thorax qui se produit spontanément à la suite de l’entraînement aux exercices violents, demandant une respiration très active, n’a pas d’autre cause.

Réflexe respiratoire inconscient ou mouvements respiratoires vo-

rachis dans la scoliose ; on voit les espaces intercostaux correspondant à la portion concave de la courbure du

lontaires, peu importe, les mêmes actions musculaires entrent en jeu pour soulever les côtes.

A ce sujet on ne peut considé¬

rer comme fondées les objections qui m’ont été faites par M. le D r Lagrange' 2 ; dire que la capacité thoracique n’augmente que par suite des grands efforts d’inspiration accompagnant un grand travail musculaire comme la course est une erreur fondamentale.

Des mesures prises sur des chanteurs de l'Opéra nous ont donné les chiffres suivants :

MM. Giraudet. 4^5

Dubulle. 51*75

Piroia.. 4 1 »

Boudouresque. 51 »

Tandis que la capacité moyenne des hommes entraînés à la gymnastique et âgés de vingt-quatre à vingt-cinq ans a une valeur de 4 litres environ.

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