‹ Les basfonds de la societéChapitre 5 sur 37 · LA GARDE-MALADE. UNE BONNE · texte numérisé non relu

LA GARDE-MALADE. UNE BONNE

LA GARDE

J’ai pas pus d’appétit à présent qu’sur la main. — Voyons un peu à allumer mon fourneau. {On frappe .) Entrez. — Tiens, c’est vous... si j’attendais quéqu’un...

LA BONNE

C’était pas moi.

LA GARDE

Ma foi non.

LA BONNE

Madame m’envoie demander comment qui va, vot’ môsieu.

LA GARDE

Mon Dieu, y va, l’pauv’ cher homme, y va pas fort, ni pire ni mieux qu’hier, toujours approchant la même chose;

UN AGONISANT

à c’qui paraît qu’il a passé eune ben mauvaise nuit. V’ià tout c’que vous pourrez y annoncer à madame.

La bonne.

Vous disiez hier qui passerait pas la journée.

LA GARDE

J’l’espérais. — Quoi donc, mamselle, que vous cachez là sous vot’ châle ? sans être trop curieuse.

LA BONNE

Sous mon châle ?

LA GARDE

Oui.

LA BONNE

Des confitures.

LA GARDE

Des confitures ?

LA BONNE

Oui.

LA GARDE

J’m’en avai douté. Des confitures de quoi?

LA BONNE

D’abricots.

LA GARDE

Y les aime assez les abricots, pauv’ môsieu.

LA BONNE

C’est ben c’qu’a pensé madame.

LA GARDE

Mais c’est surtout des prunes qu’il a envie.

LA BONNE

J’y dirai.

LA GARDE

Des prunes de reine-glaude.

UN AGONISANT

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