‹ Les Basques et le pays basque, moeurs, langage et histoireChapitre 15 sur 20 · SÉRÉNADE · texte numérisé non relu

SÉRÉNADE

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ma belle, ou-vre les yeux!

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vais pas ! — Maintenant, je ne vivrai plus — que pour vous aimer. — Vers où est la pente — là va l'eau ; — de même moi, ô la plus aimée, — je viens vers vous I »

Imitation.

Maria, ma bien-aimée.

Maria, mon seul amour.

Quoi ! ta fenêtre est fermée, Au premier signal du jour!

Pour te voir, avant l'aurore.

J'accours en silence, heureux :

Vois, c'est celui qui t'adore, O ma belle, ouvre les yeux !

Ma voix t'apporte discrète.

Berçant ton dernier sommeil, Mon espérance secrète.

Dans un rayon de soleil ; Tout renaît dans la nature.

Tout, est beau, riant, joyeux.

L'air est frais, la brise est pure :

ma belle, ouvre les yeux I

Si ton âme insouciante.

N'a que faire de ces chants, Et si ta froideur, méchante.

Se rit de tous mes tourments ; Laisse-moi t'aimer quand même D'un amour silencieux...

Toujours, malgré tout, je t'aime, ma belle, ouvre les yeux !

Que je chante ou que je pleure Quand je marche sur tes pas, Que je vive ou que je meure, Peu t'importe, n'est-ce pas ?

Pourtant, toi seule es ma vie, , Mon ciel clair et radieux, Mon bonheur et mon envie :

O ma belle, ouvre les yeux l

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