SÉRÉNADE
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ma belle, ou-vre les yeux!
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vais pas ! — Maintenant, je ne vivrai plus — que pour vous aimer. — Vers où est la pente — là va l'eau ; — de même moi, ô la plus aimée, — je viens vers vous I »
Imitation.
Maria, ma bien-aimée.
Maria, mon seul amour.
Quoi ! ta fenêtre est fermée, Au premier signal du jour!
Pour te voir, avant l'aurore.
J'accours en silence, heureux :
Vois, c'est celui qui t'adore, O ma belle, ouvre les yeux !
Ma voix t'apporte discrète.
Berçant ton dernier sommeil, Mon espérance secrète.
Dans un rayon de soleil ; Tout renaît dans la nature.
Tout, est beau, riant, joyeux.
L'air est frais, la brise est pure :
ma belle, ouvre les yeux I
Si ton âme insouciante.
N'a que faire de ces chants, Et si ta froideur, méchante.
Se rit de tous mes tourments ; Laisse-moi t'aimer quand même D'un amour silencieux...
Toujours, malgré tout, je t'aime, ma belle, ouvre les yeux !
Que je chante ou que je pleure Quand je marche sur tes pas, Que je vive ou que je meure, Peu t'importe, n'est-ce pas ?
Pourtant, toi seule es ma vie, , Mon ciel clair et radieux, Mon bonheur et mon envie :
O ma belle, ouvre les yeux l