‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 114 sur 152 · II · texte numérisé non relu

II

vers Saint-Jean-d'Angély sans être poursuivis. Ils rallièrent toute la cavalerie échelonnée sur la route, et rejoignirent, à Saintes, les deux Bourbon qui devenaient les chefs du parti protestant : Henri, roi de Navarre, et Henri, prince de Condé.

Crussol d'Acier réunit à Cognac l'infanterie protestante (dont 3.000 hommes à peine avaient été engagés à Bassac), et la conduisit à Saintes en coupant les ponts de la Charente.

Telle fut la lutte inégale que le duc d'Anjou appela sa victoire de Jarnac. Au lieu de profiter du découragement causé par la mort de Condé et de la supériorité numérique des troupes royales, pour harceler V armée des Priîices dans sa retraite vers Tonnay-Charente, les vainqueurs voulurent s'emparer des forteresses protestantes de l'Angoumois et du Périgord. Les principales, Cognac et Angoulème, résistèrent; les autres furent prises. Le siège de Mucidan, sur l'Isle, coûta la vie à Timoléon de Brissac ', colonel général de là les monts (28 avril).

Un mois plus tard mourait, à Saintes, François d'Andelot, colonel général de çà les monts.

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