‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 44 sur 152 · CONCLUSIONS TACTIQUES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS TACTIQUES

En résumé, les estradiots, chargés de soutenir l'atta-

1 Connu en Orient depuis la plus haute antiquité, le tambour, introduit en Europe par les Sarrazins, remplaça la trompette pour les troupes à pied. La flûte, d'origine grecque, alternait d'ordinaire avec le tambourin pour donner la cadence de la marche.

que principale, avaient quitté le champ de bataille pour piller. La lourde gendarmerie italienne, découverte sur ses flancs et livrée à elle-même, avait été rompue et poursuivie jusqu'au Taro, sans que les provéditeurs vénitiens eussent songé à conduire la réserve à son secours.

En une heure la bataille était gagnée. Les Italiens avaient perdu 3.500 hommes, et les Français 300 à peine.

Pour le vainqueur, la proportion des pertes est celle des batailles antiques, car c'est à r antique que l'action s'est engagée. Les plus braves des chevaliers italiens se sont fait tuer ; tout le reste a tourné le dos sans attendre le choc, comme la cavalerie italienne à Cannes.

Le canon na presque pas se?'vi. L'avant-garde française, devenue l'aile gauche et constituée de manière à faire une résistance désespérée, n'a pas même été engagée.

Les vaincus ont été épargnés : regorgement en masse n'est plus dans les mœurs. C'est par exception que les gens de pied s'amusent à assommer quelques hommes d'armes, pour éprouver la trempe des armures de Milan.

Cependant les condottieri n'étaient pas contents ; ils trouvaient barbare cette nouvelle manière de combattre, et maudissaient la furia francese.

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