‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 54 sur 152 · chevau-légers albanais du capitaine grec Mercurio · texte numérisé non relu

chevau-légers albanais du capitaine grec Mercurio

5.000 Gascons, « tous gens de trait, menés par le cadet de Duras » ^;

5 bandes de piétons français, de 2.000 chacune, commandées par les capitaines Bayard, Vendenesse% Millaut, La Crotte et Molard ;

10.000 Suisses, conduits par La Marche de Montbazon, ayant pour lieutenant Theligny, sénéchal de Rouergue.

Le Roi avait gardé le commandement du corps de

Castelleto, la citadelle et l'église forlitiée de Saint-François tinrent Ijon jusqu'à l'arrivée de l'armée royale.

' C'était le premier grand officier de la couronne, le surintendant de la maison du roi.

2 Georges de Durlbrt.

5 Jean do Gliabannes, seigneur de Vcndenesse, frère de La Palice; " il était fort petit de corsage, mais très-grand de courage, de sorte qu'on l'appelait ; le Petit lion muni d'un grand cœur. » (Brantôme).

-164 LA GENDARMERIE DE FRANCE (Ugg-ioO?).

bataille, dont le noyau était la gendarmerie, « que menaient Charles de Montpensier duc de Bourbon, La TrémoïUe, Nemours et autres gentilshommes, tant Français qu'Italiens*, tous capitaines de 140 ou dSO hommes d'armes. »

La maison du roi, (comprenant les pensionnaires % les 200 gentilshommes, les gardes du corps écossais, les archers français, les Cent-suisses, les gardes de la porte, les archers du prévôt de l'hôtel et les 60 archers des toiles), formait une réserve d'élite de plus de 4.000 chevaux sous le commandement de Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie, de Stuart d'Aubigny et de Jacques de Vendôme, vidame de Chartres*.

L'artillerie suivait la maison du Roi.

« Premièrement, il y avait 6 gros canons serpentins,

* Le duc de Ferrarc, les marquis de Mantoue et de Montferrat.

2 Les pensionnaires étaient les princes ou les seigneurs de grande maison, qui, sans être enrôlés dans une des compagnies de la maison du roi, restaient attachés à la personne du souverain et formaient son état-major.

3 « Le roi a pour sa garde 200 gentilshommes pensionnaires de sa maison^ gens expérimentés qui ont bien servi dans les bandes comme porteurs d'enseignes ou de guidons, vaillants hommes qui ont mérité d'être mis autour de la personne royale. Ils portent hache, font garde et guet auprès du roi, le jour en tout temps, et la nuit quand le roi est au camp.

« La première centaine est commandée par le sénéchal de Normandie, la seconde par le vidame de Chartres; le tout représente 14 à 1500 combattants à cheval.

« Les plus prochains de la personne du roi sont ensuite les 25 ar-

dont 4 étaient marqués aux armes de France et de Milan, et deux aux armes de Luxembourg; 4 coulevrines bâtardes, 9 coulevrines moyennes, 8 faucons \ 50 hacqiiebutes à croc sur chevalets, bien aisées à manier,

chers écossais du corps, velus d'un savon blanc avec une couronne sur l'estomac, et couverts d'orfèvrerie du haut en bas; ils sont sous la charge du seigneur d'Aubigny et couchent le plus près de la chambre du roi.

« D'Aubigny est aussi le chef de 400 hommes d'armes écossais, qui ont pendant la nuit la garde de la porte du roi.

« Après ces Écossais, viennent 400 archers français, portant hoquetons aux couleurs et devise du roi (une ruche d'abeilles avec cette suscription « non utitnr acideo rex cui paremiis » notre roi n'use pas de l'aiguillon), commandés par les capitaines Gabriel de la Châtre, Savigny et Crussol.

« Puis, les Cent-Suisses, dont est chef Robert de la Mark, seigneur de Fleurange et de Sedan. Ils marchent devant le roi quand il va par la ville.

« 3G archers de la Porte du Roi, qui la gardent pendant le jour.

« 3G archers du prévôt de l'hostel, qui ne bougent de la cour, portent javelines et ont sur leurs hoquetons, aux couleurs du roi, une épée en signe de justice.

« Viennent après, 60 archers des toiles, qui vont à pied, ne servent qu'à tendre les toiles (tentes), et ne font le guet que quand le roi est au camp. »

{Histoire des choses mémorables advenues aux règnes de Louis XII et François I, en France, Italie, Allemagne, Pays-Bas, depuis Van 1499 jusqu'en Van 1521, mise en escript par Robert de la Mark, seigneur de Fleurange et de Sedan, maréchal de France.)

* En ISOO, on distingue dans l'artillerie française : le double courteau, pesant 7.000 livres ; le courteau, 5.500 ; la double serpentine, 5.000 ; la moyenne serpentine, 2.500; le faucon, 1.000.

Toutes ces pièces, en bronze et munies de tourillons, sont montées sur des affCds à rouages. A l'exception des faucons, dont le projectile est une plombée pesant 6 livres, elles lancent des boulets en fonte de

lesquelles se portaient sur le col des pionniers, jusqu'au sommet des plus hautes montagnes.

« Secondement, il y avait 60 charrettes de munitions : 26 étaient chargées des boulets à serpentins, 4 de boulets à coulevrines bâtardes, 4 de plombées pour les moyennes coulevrines et les faucons. Six charrettes de poudres, amenées de France, portaient chacune 7 ou 8 barils ; deux charrettes contenaient les forges ; trois autres, les pelles, piques et tranches ; deux, les aisseaux pour servir auxpièces; une, le charbon pour les forges; une, les outils de charron ; deux, les hacquebutes ; une, les outils des charpentiers ; une, les câbles et poulies ; il y avait une charrette pour les chargeurs et trois pour les ten-

ter, du poids de 12, 33, 50 ou 80 livres, suivant les dimensions du canon.

La charge de poudre pèse presque autant que le boulet.

{Traité de la guerre, manuscrit de Philippe de Clèves. Bibliothèque nationale.)

tes. En outre du convoi amené de France, on avait requis à Tortone 14 charrettes à bœufs, chargées de boulets, et H , chargées de poudre.

« Pour tirer et mener tout ce charroi, on avait pris 406 chevaux à Bourges, à Orléans et à Troyes en Champagne V

« Le capitaine de toute cette artillerie était Paul de Busserade, seigneur de l'Espy, « gentil compagnon bien sachant la guerre ^ »

Il était assisté de 30 canonniers, tant ordinaires qu'extraordinaires', et disposait de 2.S00 pionniers, les meilleurs

3ff

• « Les conduiseurs du charroi étaient Odille de Doyac, capitaine, Claude de Salins et Jean Bence.» [Chronique àc Jean d'Auton.)

* Le prévôt de l'artillerie était Ferry Utel; le contrôleur, Bernardin Bochclel; le trésorier, maître Florimont Frotior; les commissaires, Guérin Mauqué, Pérot d'Oignois, Etienne de CliampcUaet Louis Benoit.

3 Ces canonniers, parmi lesquels Jean d'Auton cite Jacques d'Aussel, Pierre de Salleneuve, Thibaut d'Archet, Lubin Foucaut, Jean Champion, Jean de Layne,

qui fussent dans toute la Bretagne; leur capitaine était Guillaume de la Fontaine.

Avec le train de l'artillerie, marchaient deux cents mineurs français et dauphinois, tous experts à leur métier, sous la charge de Claude du Port.

Dunois menait f arrière-garde.

Elle se composait de :

5.000 gens de trait gascons, conduits par le baron de Grammont « leur chef général ; »

Des i.OOO aventuriers français du comte de Roussillon et du capitaine Imbaut ;

De 5.000 piétons français ou italiens, conduits par le comte de Fontrailles '.

Il n'était pas besoin de tant de monde pour avoir raison des « orgueilleux vilains de Gênes. »

Louis XII, laissant le gros de ses forces en Lombardie, se dirigea vers les Alpes Liguriennes, par Novi, Serravalle et Fornari, « avec 800 lances, 1.800 chevaulégers, 6.000 Suisses et 6.000 Français. »

Robinet Lescaut, Robin Carneu, Jean Garnier, Jean Guérin, Claude Li"-er et Pierre de la Rochelle, étaient les officiers combattants de l'artillerie.

^ 1 On appelait coustumièrement messieurs de Bavard, de la Crotte et de Fontrailles, les chevaliers sans peur et sans reproche, qualité certes plus belle que tous les noms de seigneurie du monde. » (Brantôme, Vie des hommes illustres et grands capitaines français).

Les autres capitaines cités dans les Mémoires de Fleurange sont MM. de Ravel, Robinet de Frameselle, d'Orval, le comte de Glabre et le baron de Béarn, lieutenant du duc de Nemours,

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