‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 66 sur 152 · MORT DE LOUIS XIL · texte numérisé non relu

MORT DE LOUIS XIL

Thérouanne fut pris. Les Suisses descendirent en Bourgogne et menacèrent Dijon,

Le bon roi Louis ne trouva de plus sûr moyen, pour arrêter cette triple invasion, que d'acheter la paix avec les beaux deniers, dont il était trop économe au dire des courtisans et des clercs de la basoche.

Louis XII, las de la guerre, ne songeait plus qu'à en réparer les maux, lorsque la mort vint le surprendre, quelques mois après son mariage avec une jeune sœur du roi d'Angleterre (1"'" janvier 1515).

Le peuple et l'armée le pleurèrent :

Le peuple, « parce qu'il avait été, en son vivant, un

— t Comment! dit l'autre, mais nous n'avons pas encore parlé de « votre rançon.

— « Ma rançon ! La vôtre , voulez - vous dire , puisque vous êtes « mon prisonnier. J'ai reçu votre foi, et, si je me suis rendu à vous, « c'était pour sauver ma vie et non autrement. •

L'Anglais se récria.

— « Mon gentilhomme, lui dit Bavard, ou bien vous me tiendrez t promesse, ou bien, quand j'en réchapperai, en quelque sorte que ce « soit, j'aurai le plaisir de me battre avec vous. »

L'Anglais, qui connaissait la réputation du capitaine Bavard, ne se souciait nullement de ce combat; il en fut référé à l'empereur et au roi d'Angleterre, qui déclarèrent que les deux gentilshommes étaient quittes l'un envers l'autre. {Loyal Serviteur.)

bon roi, sage et vertueux, qui ne l'avait foulé que par contrainte *, et l'armée, parce que c'était un gentil prince, lequel avait fait, en son temps, beaucoup de belles choses, où pour la plupart il était en personne »\

1 Loyal Serviteur, chap. LVIII.

2 Fleur ange, chap. XLVI.

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