‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 7 sur 152 · INFANTERIE · texte numérisé non relu

INFANTERIE

« Les gens de pied, dit Olivier de la Marche, ne sont plus gouvernés par les gens de cheval.

« Ils sont conduits par un chevalier, de (|ui dépendent tous les autres chefs.

c< Chaque compagnie de 300 piétons a un capitaine, un porte-enseigne et un guidon.

« A chaque centaine correspond un centenier, homme d'armes à cheval qui porte une enseigne plus courte que celle du capitaine.

« La centaine est elle-même divisée en trentaines

et capitaine général du duc snv les (jens d'armes de ses ordontiances et autres qui sont auv Marches de par deçà, commissaire ordonné par lettres closes, certifie qu'il a passé à montre ou à revue, le 29 mai 1474, les gens de guerre de la conduite de messire Troylo de Rossano, capitaine, qui sont venus d'Ilalie au service du duc, au nombre de 96 lances et paies d'hommes d'armes, fournies de S40 chevaux, de 128 cranequiniers à cheval et de 333 gens de .pied, appelés provisionnaires, suffisamment montés, armés et habillés, ainsi qu'il appartient à Télat de chacun et qu'il est contenu aux chapitres faits d'accord entre le duc et messire Troylo.» (Delà Chauvclays. Les .Armées de Charles le Téméraire dans les deux Bourgognes. Tome V des Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon.)

Nous avons fait de nombreux emprunts à cet excellent opuscule, que l'auteur a rédigé d'après les documents originaux, si bien classés par M. Joseph Garnier, l'archiviste érudit de la Côle-d'Or.

y}olle(-le-Puç,

Fig. ia9. i

* D'après une vii;nctle de la Tniduclioii française de Quinte-Gurce dédiée à Charles le Téméraire.

« Ce soldat bourguignon est armé d'un vouge ; il est vêtu de chausses et de bottines de peau. Des molletières d'acier, avec cuissots et poulains, couvrent les jarrets, le haut des tibias, les genoux cl lo

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commandées chacune par un trentenier hors rang ' .

« Les gens de xjied marchent par compagnies, sous les ordres du capitaine, des centeniers et des trenteniers ; ils gardent l'artillerie et le charroy.

« Le costume des archers d pied est à peu près pareil à celui des archers à cheval; leur armement se compose d'une longue et large dague à deux tranchants, d'un maillet de plomb à deux dagues, à la façon de l'artillerie^ pendu par un croc à la ceinture derrière le dos, de l'arc et de la trousse.

« Les coulevriîiiers ont le haubergeon à manches et le plastron, s'ils peuvent ; le gorgerin, la salade, la dague et l'épée tranchante à une seule main.

« Les piquenaires portent jaquette de haubergerie à manches et plastron ; au bras droit, sur la maille, des lames de fer à petites gardes ; au bras gauche, ils n'ont que la manche du haubergeon, afin de porter plus aisément la légère targe qu'ils recevront quand ils en auront besoin \ »

devant des cuisses. Il porte une jacque de mailles et par-dessus une briganline avec lames d'acier sous les omoplates et petites rondelles de métaL La partie supérieure de la brigantine est couverte de velours orange; la partie formant dossier, de velours vert; la jupette est faite de satin cramoisi. Une hoce est attachée à la poignée de l'épée. 11 est coiffé d'une salade avec couvre-nuque articulé. » (YioUet-lc-Duc. Mobilier-, Chausses, page 278.)

i C'est un petit bataillon à 3 compagnies, de 3 sections chacune. La division par trois de l'unité tactique n'est pas non plus une idée nouvelle.

* « Faute par les gens de guerre de se pourvoir de ces liabillemenlSj ils leur seront délivres par le commissaire et trésorier des guerres, sur et en déduction de leurs gages, à prix raisonnables. »

i6 CHARLES LK TEMERAIRE.

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