‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 82 sur 152 · LÉGIONS PROVINCIALES · texte numérisé non relu

LÉGIONS PROVINCIALES

chef l'un de ces capitaines, désigné par le roi et qui prenait le titre de colonels Le colonel était assisté d'un mestre de camp, chef d'état-major, d'un sergentmajor, instructeur général de la légion, et d'un prévôt, conservateur de la discipline *.

1 ' Le colonel aura un prêtre ou deux pour faire le divin service et administrer les sacrements de l'Église à ceux de la légion. Il lui faut encore un médccinj un apothicaire, un chirurgien, quelque faiseur de feux artificiels ou de poudre, et un armurier. » {Discipline militaire.'^

2 « Le prévôt aura un greffier avec quelques sergents ou archers et un maître des hautes œuvres.

« Il y a peine de mort pour quiconque :

Machine ou commet trahison contre le roi, conseille ou prèle faveur ou aide à ses ennemis ;

Parlemente avec l'ennemi ou lui envoie lettre ou message sans congé du général;

Révèle le secret du conseil ;

N'avertit pas son supérieur de tout ce qu'il apprend concernant l'honneur et le profit du roi ou son dommage ;

Passe à l'ennemi ;

Rompt trêve ou paix, n'ayant charge expresse de le faire;

Ayant été pris, ne s'évade pas h la première occasion, à moins qu'il n'ait donné sa foi ;

Rend aux ennemis une place qu'il a en garde, s'il n'est contraint à le faire, ou s'il n'est vraisemblable qu'un homme de bien en eût fait autant ;

Porte la main sur son supérieur, sur un prévôt ou sur quelque officier, ou en fait apparence, à moins que lesdils chefs le voulussent frapper sans bonne cause et que sa vie fût manifestement en péril;

Tue ses soldats par caprice, alors qu'ils ne méritent aucun mauvais traitement ;

Contrevient aux proclamations des trompettes ou tambours, criées à peine de la vie;

Essaie de se mutiner ;

Met à mort aucun, sinon en son corps défendant ;

Met le feu .^ maison, église ou autre chose sans le commandement du colonel ;

Le colonel nommait à tous les grades et emplois de la légion ; les cadres de la bande comprenaient, en

Fait violence à une iemme ;

Prend ou profane le bien des églises autrement que par congé du général ;

Se fait enrôler dans deux bandes en même temps ; • Passe deux fois en la même montre ;

Déserte ou s'absente sans congé, même s'il rejoint la bande;

Ne suit pas l'enseigne, ou ne va pas partout oîi il lui est ordonné d'aller ;

Abandonne l'enseigne ou quitte sa place de bataille ;

Ne se trouve pas au guet quand il en est commandé ou l'abandonne ;

Révèle le mot du guet à l'ennemi ou à quiconque dont puisse venir quelque mal ;

Se trouve dormir faisant l'escoute (sentinelle) ;

Abandonne le lieu où il a été colloque par le sergent de bande ou tout autre officier, soit en guet, en escoute ou autre part, sinon que celui qui l'y a mis l'en ôte ;

Ne se trouve à l'atYaire si l'ennemi vient assaillir, sous couleur d'épier ou d'être aux escoutcs ;

Ayant charge des escoutes ou du guet dans le camp ou en dehors, fait si mal son devoir que les ennemis le surprennent et assaillent l'armée au dépourvu ;

Abandonne la brèche, la tranchée ou le pas qu'il est chargé de défendre, bien que cet endroit soit forcé par l'ennemi;

En entrant dans une ville prise, quitte l'enseigne pour s'amuser ;\ saccager, avant que le général ait fait donner par ses trompettes le signal du butin ;

Ne fait son devoir de recouvrer son enseigne si elle tombe aux mains de l'ennemi ;

Fuit du combat étant en bataille rangée; marche trop lentement à l'assaut, ou connille en quelque manière ;

Feint d'être malade au moment de combattre ou d'aller eu {action ;

Voit son supérieur en danger sans le secourir;

Détrousse les vivandiers, les marchands venant au camp, ou les partisans du roi, et principalement s'il leur dérobe armes ou chevaux ;

Malmène les bonnes gens du pays où l'on fait la guerre, soit en

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dehors du capitaine, six chefs ou membres: deux lieutenants, dirigeant 50O hommes chacun, et quatre porteenseignes;

leurs corps, soit en leurs biens, s'ils n'ont étd déclarés rebelles au roi ;

Est dégarni du harnois ou des armes pour lesquels il est enrôlé, même s'il les a perdus au jeu, ou en fuyant, ou autrement par sa faute; (ceci s'entend aussi des gens de cheval qui jouent leurs montures ou les laissent perdre, faute de soins et de pansage.)

S'éloigne, sans permission, à plus de 11)0 pas du quartier de sa légion ;

Reçoit dans sa loge un étranger à la légion ou une personne suspecte, sans l'avoir montrée à son supérieur ou avoir congé de lui ;

Se querelle pendant le guet ou dans une embuscade, oîi il est requis de demeurer coy;

Injurie son camarade de fait ou de parole; car des injures viennent les querelles, et des querelles les plus grands désordres dans un camp ;

Court à un débat avec d'autres armes que son épée, s'il n'est chef ou ayant office au camp;

Cherche réparation d'une injure récente ou ancienne par autre voie que de droit; toutefois, il peut demander le combat corps à corps , si le diftércnd ne se peut démêler en autre sorte (point réservé à l'appréciation du général) ;

Porte un coup à son adversaire, par colère ou autrement, après qu'un tiers a crié: « holà! ■> pour les départir; a moins que les deux hommes n'aient bataille en camp dos, car alors, nul que le général ne doit être si hardi de crier : « holà! »

Emporte argent du jeu loyalement gagné par un autre, on fait piperie et faux jeu ;

Devance sa bataille pour arriver premier au logis ou pour autre fin, ou s'écarte de la route pendant la marche;

Rançonne son hôte ou tout au Ire qui n'est pas prisonnier de bonne guerre, ou demande une rançon plus ïortc que celle qui a été réglée entre les chefs des deux osts opposés;

Entre dans un camp ou une place par un autre endroit que par les portes ou en escalade les murs;

Diffère de se retirer quand les trompettes. sonnent la retraite;

Parle haut ou mène bruit pendant qu'on est en bataille, et quand tous doivent aarderle silence, à moins d'être chef et ofiîcicr :

Quatorze officier^'' [optiones) : dix ceiUeniers o\\ caporaux, commandant 100 hommes chacun, et quatre fourriers chargés des vivres et des logements ;

Quarante caps d'escadre, chefs de 25 hommes ;

Quatre tambourins et deux fifres.

Six sergents instructeurs , pris dans les bandes de Picardie ou de Piémont, devaient ranger les légionnaires, faire serrer les rangs, et rester en serre-liles, la pertuisane à la main, pour assurer l'ordre dans les manœuvres (Fig. 210).

Le légionnaire qui se distinguait avait droit à un anneau d'or, et pouvait parvenir , par degrés ,

Passe un seul jour sans s'exercer plusieurs heures aux armes qu'il porte, à moins d'être embesogné ailleurs pour le service du roi ;

Fait une chose quelconque portant préjudice au service du roi ou dommageable à ceux de son parti ;

Dépite Dieu, le blasphème et maugrée à la façon des Italiens de ce temps.

• Tant que les légionnaires sont sous les enseignes, le prévôt de la légion est leur juge ordinaire, tant au civil qu'au criminel, sous la haute juridiction du colonel;

Il y a quatre formes de supplices militaires : trancher la tête, pendre et étrangler, passer par les piques, arquebuser. » (Discipline militaire, livre III, ch. xv.)

» Le mot officier n'a pas encore la signification qu'il prendra plus tard; il veut dire titulaire d'un office royal, petit ou grand.

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