LÉGIONS PROVINCIALES
chef l'un de ces capitaines, désigné par le roi et qui prenait le titre de colonels Le colonel était assisté d'un mestre de camp, chef d'état-major, d'un sergentmajor, instructeur général de la légion, et d'un prévôt, conservateur de la discipline *.
1 ' Le colonel aura un prêtre ou deux pour faire le divin service et administrer les sacrements de l'Église à ceux de la légion. Il lui faut encore un médccinj un apothicaire, un chirurgien, quelque faiseur de feux artificiels ou de poudre, et un armurier. » {Discipline militaire.'^
2 « Le prévôt aura un greffier avec quelques sergents ou archers et un maître des hautes œuvres.
« Il y a peine de mort pour quiconque :
Machine ou commet trahison contre le roi, conseille ou prèle faveur ou aide à ses ennemis ;
Parlemente avec l'ennemi ou lui envoie lettre ou message sans congé du général;
Révèle le secret du conseil ;
N'avertit pas son supérieur de tout ce qu'il apprend concernant l'honneur et le profit du roi ou son dommage ;
Passe à l'ennemi ;
Rompt trêve ou paix, n'ayant charge expresse de le faire;
Ayant été pris, ne s'évade pas h la première occasion, à moins qu'il n'ait donné sa foi ;
Rend aux ennemis une place qu'il a en garde, s'il n'est contraint à le faire, ou s'il n'est vraisemblable qu'un homme de bien en eût fait autant ;
Porte la main sur son supérieur, sur un prévôt ou sur quelque officier, ou en fait apparence, à moins que lesdils chefs le voulussent frapper sans bonne cause et que sa vie fût manifestement en péril;
Tue ses soldats par caprice, alors qu'ils ne méritent aucun mauvais traitement ;
Contrevient aux proclamations des trompettes ou tambours, criées à peine de la vie;
Essaie de se mutiner ;
Met à mort aucun, sinon en son corps défendant ;
Met le feu .^ maison, église ou autre chose sans le commandement du colonel ;
Le colonel nommait à tous les grades et emplois de la légion ; les cadres de la bande comprenaient, en
Fait violence à une iemme ;
Prend ou profane le bien des églises autrement que par congé du général ;
Se fait enrôler dans deux bandes en même temps ; • Passe deux fois en la même montre ;
Déserte ou s'absente sans congé, même s'il rejoint la bande;
Ne suit pas l'enseigne, ou ne va pas partout oîi il lui est ordonné d'aller ;
Abandonne l'enseigne ou quitte sa place de bataille ;
Ne se trouve pas au guet quand il en est commandé ou l'abandonne ;
Révèle le mot du guet à l'ennemi ou à quiconque dont puisse venir quelque mal ;
Se trouve dormir faisant l'escoute (sentinelle) ;
Abandonne le lieu où il a été colloque par le sergent de bande ou tout autre officier, soit en guet, en escoute ou autre part, sinon que celui qui l'y a mis l'en ôte ;
Ne se trouve à l'atYaire si l'ennemi vient assaillir, sous couleur d'épier ou d'être aux escoutcs ;
Ayant charge des escoutes ou du guet dans le camp ou en dehors, fait si mal son devoir que les ennemis le surprennent et assaillent l'armée au dépourvu ;
Abandonne la brèche, la tranchée ou le pas qu'il est chargé de défendre, bien que cet endroit soit forcé par l'ennemi;
En entrant dans une ville prise, quitte l'enseigne pour s'amuser ;\ saccager, avant que le général ait fait donner par ses trompettes le signal du butin ;
Ne fait son devoir de recouvrer son enseigne si elle tombe aux mains de l'ennemi ;
Fuit du combat étant en bataille rangée; marche trop lentement à l'assaut, ou connille en quelque manière ;
Feint d'être malade au moment de combattre ou d'aller eu {action ;
Voit son supérieur en danger sans le secourir;
Détrousse les vivandiers, les marchands venant au camp, ou les partisans du roi, et principalement s'il leur dérobe armes ou chevaux ;
Malmène les bonnes gens du pays où l'on fait la guerre, soit en
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dehors du capitaine, six chefs ou membres: deux lieutenants, dirigeant 50O hommes chacun, et quatre porteenseignes;
leurs corps, soit en leurs biens, s'ils n'ont étd déclarés rebelles au roi ;
Est dégarni du harnois ou des armes pour lesquels il est enrôlé, même s'il les a perdus au jeu, ou en fuyant, ou autrement par sa faute; (ceci s'entend aussi des gens de cheval qui jouent leurs montures ou les laissent perdre, faute de soins et de pansage.)
S'éloigne, sans permission, à plus de 11)0 pas du quartier de sa légion ;
Reçoit dans sa loge un étranger à la légion ou une personne suspecte, sans l'avoir montrée à son supérieur ou avoir congé de lui ;
Se querelle pendant le guet ou dans une embuscade, oîi il est requis de demeurer coy;
Injurie son camarade de fait ou de parole; car des injures viennent les querelles, et des querelles les plus grands désordres dans un camp ;
Court à un débat avec d'autres armes que son épée, s'il n'est chef ou ayant office au camp;
Cherche réparation d'une injure récente ou ancienne par autre voie que de droit; toutefois, il peut demander le combat corps à corps , si le diftércnd ne se peut démêler en autre sorte (point réservé à l'appréciation du général) ;
Porte un coup à son adversaire, par colère ou autrement, après qu'un tiers a crié: « holà! ■> pour les départir; a moins que les deux hommes n'aient bataille en camp dos, car alors, nul que le général ne doit être si hardi de crier : « holà! »
Emporte argent du jeu loyalement gagné par un autre, on fait piperie et faux jeu ;
Devance sa bataille pour arriver premier au logis ou pour autre fin, ou s'écarte de la route pendant la marche;
Rançonne son hôte ou tout au Ire qui n'est pas prisonnier de bonne guerre, ou demande une rançon plus ïortc que celle qui a été réglée entre les chefs des deux osts opposés;
Entre dans un camp ou une place par un autre endroit que par les portes ou en escalade les murs;
Diffère de se retirer quand les trompettes. sonnent la retraite;
Parle haut ou mène bruit pendant qu'on est en bataille, et quand tous doivent aarderle silence, à moins d'être chef et ofiîcicr :
Quatorze officier^'' [optiones) : dix ceiUeniers o\\ caporaux, commandant 100 hommes chacun, et quatre fourriers chargés des vivres et des logements ;
Quarante caps d'escadre, chefs de 25 hommes ;
Quatre tambourins et deux fifres.
Six sergents instructeurs , pris dans les bandes de Picardie ou de Piémont, devaient ranger les légionnaires, faire serrer les rangs, et rester en serre-liles, la pertuisane à la main, pour assurer l'ordre dans les manœuvres (Fig. 210).
Le légionnaire qui se distinguait avait droit à un anneau d'or, et pouvait parvenir , par degrés ,
Passe un seul jour sans s'exercer plusieurs heures aux armes qu'il porte, à moins d'être embesogné ailleurs pour le service du roi ;
Fait une chose quelconque portant préjudice au service du roi ou dommageable à ceux de son parti ;
Dépite Dieu, le blasphème et maugrée à la façon des Italiens de ce temps.
• Tant que les légionnaires sont sous les enseignes, le prévôt de la légion est leur juge ordinaire, tant au civil qu'au criminel, sous la haute juridiction du colonel;
Il y a quatre formes de supplices militaires : trancher la tête, pendre et étrangler, passer par les piques, arquebuser. » (Discipline militaire, livre III, ch. xv.)
» Le mot officier n'a pas encore la signification qu'il prendra plus tard; il veut dire titulaire d'un office royal, petit ou grand.