‹ Les batailles d'autrefois (volume 2)Chapitre 89 sur 152 · ARTILLERIE · texte numérisé non relu

ARTILLERIE

« Quand le roi entend faire mettre en campagne

^ " Les soldats espagnols se sont donné et assuré, de tout temps, la gloire d'être les meilleurs de toutes les nations. Et certes, ils ont raison d'avoir cette opinion et créance, car les effets s'en sont ensuivis. L'empereur Charles, au plus fort de ses affaires et combats, quand il s'en voyait entouré seulement de 4 ou S. 000, se tenait pour invincible ; il hasarda sa personne, son empire, et tous ses biens, sous leur valeur seulement, disant que le succès de ses guerres dépendait des mèches allumées de ses arquebusiers espagnols. » (Brantôme, Rodomontades espagnoles.)

2 Chaque tercio était commandé par un maestro de cauipo; nous avons emprunté aux Espagnols le titre de mestre de camp.

quelque bande d'artillerie, il est besoin que le maître de l'artillerie et son lieutenant général ou l'un des commissaires* sachent son intention, afin que, sur ce, ils puissent dresser leur équipage, tant des pièces que de leur suite'; qu'ils fassent dépêcher lettres adressantes aux capitaines des chevaux du charroi de l'artillerie, et dresser des commissions pour lever les pionniers, lesquels devront être gens de bras et de peine, ayant feu et lieu.

« Partie des pionniers se doit bailler aux canonniers

* « Le lloi, pour la conduite de son artillerie, entretient plusieurs officiers tant ordinaires qu'extraordinaires, savoir :

« Le grand maître et capitaine général de l'artillerie;

• Le contrôleur général et ses 13 commis, établis en chaque magasin provincial, pour acheter cuivre, étain, plomb, fer, soufre, poudre et autres matériaux ou munitions, et pour surveiller les fondeurs, char pcntiers, charrons, forgerons, etc.;

« Le lieutenant général du grand maître;

« 24 commissaires ordinaires;

' 200 canonniers, parmi lesquels aucuns sont poudriers et gens de métier ;

" Le prévôt et ses archers ;

« Le maréchal des logis et les ourriers;

« L'apothicaire, le chirurgien et ses aides;

« Les maîtres fondeurs, charpentiers, charrons, fondeurs d'atiùts, forgeurs de rouages, les tonneliers, les tentiers, les déchargeurs, les capitaines et les conducteurs du charroi. » (Ordonnance royale du dOfévrier 1536 )

2 Les attelages des bouches à feu, montées sur affûts à roues, élaient de 23 chevaux pour un canon, de 17 pour une coulevrine, de 13 pour une bâtarde, de 9. pour une moyenne, de 4 à 6 pour les faucons et fauconneaux; un charretier conduisait 4 chevaux. L'approvisionnement, transporté sur des charrettes de réquisition, était de 200 coups pour les canons et coulevrines, et de 2j0 pour les autres bouches à feu.

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pour servir autour des pièces*, les ramener quand elles ont tiré, les recharger ou aider à les braquer, et aussi, pour taire vues et fenêtres avec leurs cognées, sarpes et gouzards, s'il y a des haies, buissons et autres obstacles '».

Pour une armée de 30.0U0 hommes, Véquipage de siège ou de campagne était, en 153S, de 30 bouches à feu, comprenant 10 canons, 4 grandes coulevrines, 8

Fig. 217.

bâtardes (Fig. 217) et 8 moyennes, sans compter les faucons, fauconneaux et arquebuses à croc.

L'équipage était commandé par un lieutenant, délégué du grand maître, et par 4 commissaires ordinaires, ayant sous leurs ordres, outre les officiers comptables et

1 Un canon était servi par 5 canonniers ordinaires ou extraordinaires cl par 30 pionniers ; une grande coulevrine, par 4 canonniers et 2i pionniers; nue bâtarde, par 4 canonniers et 12 pionniers; une moyenne, par 3 canonniers et 6 pionniers ; un faucon ou fauconneau, par 2 canonniers et i pionniers; l'arquebuse à croc par un canonnicr.

'■^ Biaise de Vigenère, Mémoire du, XV I" siècle sur l'arlillerie. II. 23

de justice, 94 canonniers, 6 charpentiers, 4 charrons, 4 tbrg-eronS; 4 déchargeurs et 1.500 pionniers.

Le train d'artillerie se composait d'un capitaine du charroi, de 4 conducteurs ordinaires, de 7 capitaines de chevaux, de 325 charretiers et de 1 .300 chevaux, menant, outre les affûts, 200 chariots ou

^ charrettes.

■^ Cet appel des pionniers et cette réquisition des chevaux avaient, on le voit, une certaine analogie avec la mobilisation actuelle.

Depuis Charles VIII la garde de l'artillerie était un privilège des Suisses ; à leur défaut, on la confiait aux lansquenets ou aux vieilles bandes françaises.

La compagnie des mi-

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iieurs, créée par Pedro Navarre, était spécialement employée aux travaux de l'attaque et de la défense des places ; mais des ingénieurs, attachés aux bandes d'infanterie, concouraient pour l'avancement avec les officiers de ces bandes.

Dans les sièges, des capitaines généraux de tranchée dirigeaient les ingénieurs et leurs sapeurs.

Charles-Quint avait pris ou acheté dans les villes de son empire, toute l'artillerie de siège et de campagne qui pouvait suivre ses armées. Il avait ainsi plus de SO modèles différents, depuis le mortier qui lançait une pierre de Oj'^SO de diamètre, et le gros canon qui avait un boulet de 124 livres *, jusqu'au fauconneau chargé par

Fig. 219.

la culasse (Fig. 219), tirant une plombée de trois onces.

1 Les Douze- Apôtres, qu'il fit fondre à Malaga, en 1S35, pour l'expédition de Tunis, avaient 18 calibres de longueur et lançaient des boulets de 45 livres.

D'après le général Favé, les principaux types de rarlilleriede Cliarlcs- Quint étaient des canons à tourillons, lançant des boulets en fonte de fer de 40, 24, 12, 6 cl 3 livres. {Histoire des progrès de l'artillerie, liv. I, chap. VI.)

Plusieurs ateliers d'armes portatives rivalisaient déjà, en Allemagne, avec les manufactures de Venise et de Milan. Les musées de Dresde, de Munich et d'Inspruck ont conservé des modèles fort curieux d'es-

P. Vallée.

Fig. 220.

copettes à trois canons, et de brise-épées, ressemblant à certains modèles qui sont encore en usage.

L'ANNÉE io36.

La lutte entre Charles-Quint et François I" recommença en 1536.

Pendant que l'Empereur enlevait Tunis au roi des pirates, Khaïr-ed-Dyn-Barberousse, le roi de France se déclarait le protecteur des princes luthériens d'Allemagne, empruntait un million au Sultan Soliman II le Magnifique', et gagnait le pape Clément VII par

1 Soliman était un administrateur, plus encore qu'un conquérant. 11 divisa l'empire ottoman en districts militaires, qui fournirent un contingent proportionné à leur étendue; une partie des revenus du territoire fut affectée à l'entretien de l'armée, dont la discipline, l'armement et la lactique furent sévèrement réglementés.

François 1" répondit à l'ambassadeur de Venise, qui lui reprochait

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le mariage de son fils Henri d'Orléans avec Catherine de Médicis.

Grâce k ces alliances disparates, François P"' se crut assez fort pour prendre la revanche de Pavie. II réclama le duché de Milan, devenu vacant par la mort de François Sforza (24 octobre 153S), et, comme héritier de Louise de Savoie, il fit occuper la Bresse, la Savoie et le Piémont.

L'Empereur répondit à ce défi en préparant une quadruple invasion de la France, et en déclarant hautement, « qu'il ferait de François P' le plus pauvre gentilhomme de son royaume ».

Le 8 mai 1536, Antonio de Leyva, assisté du marquis del Guasto, du duc d'Albe et de Fernand de Gonzague, passa la Sésia, avec 4 0.000 chevaux et 40.000 hommes d'infanterie. Le Piémont, moins

F. Weiss.

Fig. 221.

son alliance avec le sultan : — « Je ne puis pas nier que je désire trrs « vivement voir le turc très puissant et prêt ;\ la guerre ; non pas pour " lui, car c'est un intîdôlc et nous sommes chrétiens, mais pour af- '■ faiblir la puissance de l'Empereur, pour le forcer h de grosses dé- « penses, et pour rassurer tous les autres gouvernements contre un si « grand ennemi. »

Turin, lui fat livré par la trahison du marquis François de Saluées, lieutenant générai du roi de France au delà des Alpes.

Charles-Quint vint prendre, en personne, le commandement de son avant-garde, et entra en Provence, le 25 juillet, par Nice et Saint-Laurent, pendant que le comte de Nassau envahissait la Picardie, que 12.000 lansquenets se réunissaient sur le Rhin, et qu'un corps espagnol s'apprêtait a ravager le Languedoc. L'amiral André Doria devait amener par mer l'artillerie de siège, les convois de vivres, et bloquer le port de Marseille.

Charles-Quint en Provence.

Le grand maître de France, Anne de Montmorency, fut chargé de tenir tête à l'Empereur, pendant que les ducs de Vendôme et de Guise défendraient leurs gouvernements de Picardie et de Champagne.

Montmorency sacrifia la Provence au salut du royaume. Il fit accepter au conseil du roi un plan de défense passive, qui consistait à refuser toute bataille ; à ne hasarder d'escarmouches, que si le succès en était assuré à l'avance ; à ne mettre garnison que dans les deux places les plus importantes, Marseille et Arles; à établir des camps permanents dans de fortes positions, bien remparées, puis à affamer le pays par des ravages systématiques.

Hautain, sévère, impitoyable, ayant autant d'orgueil et de confiance en lui, que de dédain pour les autres, Montmorency exécuta ce plan difficile avec une résolution inexorable. Il s'établit devant Avignon, au

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confluent du Rhône et do la Durance, retrancha son camp de manière à le rendre inoxpuû:nable ', et y accumula les vivres et les munitions.

François P"" amena de Lyon une seconde armée, qui vint camper sous les murs de Valence. Marseille et Arles reçurent des garnisons d'élite; les autres places furent démantelées. Les Provençaux en état de porter les armes reçurent l'ordre de rejoindre l'armée; les autres durent se réfugier dans les montagnes, avec les femmes, les enfants et les troupeaux. Tous les vivres qu'on ne put pas emporter furent détruits ; les moulins et les fours furent brûlés, les puits comblés.

C'était une dévastation méthodique et complète.

L'Empereur n'eut pas plutôt pénétré dans ce désert, qu'il comprit qu'il s'était trop hâté en distribuant à l'avance aux courtisans ses conquêtes françaises. Il comptait vivre sur le pays, et n'avait pas amené d'approvisionnements; mais la flotte de Doria, qui aurait pu ravitailler l'armée impériale, était bien loin encore des côtes de Provence, et les Français étaient insaisissables.

Il assiéga Marseille et Arles, dans l'espoir que Montmorency et François F"' quitteraient leurs camps retranchés d'Avignon et de Valence, pour venir au se-

' " Son camp était environné, par dehors, d'un fossé profond, de 24 pieds de largeur, et, par dedans, d'un rempart de terre, avec des IJancs et des plates-formes aux endroits requis. L'artillerie était assise et plantée, pour recevoir l'ennemi de front et pour le battre par les flancs. » {Mémoires de Guillaume Du Bellay- Lnngey, liv. VII.)

cours des villes investies ; il n'en fut rien, et les garnisons firent une résistance si énergique, que l'Empereur fut obligé de lever les deux sièges (14 septembre). Il voulut alors remonter le Rhône jusqu'à Avignon ; mais Montmorency permit à la vaillante noblesse, qu'irritait cette tactique de temporisation, d'aller faire

D'après Philippoteaux.

Fie. 222.

l'escarmouche contre les Impériaux; et aussitôt une nuée de partisans coupa leurs colonnes, enleva leurs convois, et détruisit les détachements isolés.

Deux mois après son entrée en Provence, l'Empereur dut s'en retourner, laissant dans son prétendu

L'ANNÉE ib36. 393

royaume d'Arles plus de la moitié de son armée ', détruite par la famine et par les maladies.

Si Montmorency avait pris vigoureusement l'offensive, la revanche de Pavie était assurée, et l'orgueilleux Empereur aurait vu s'effrondrer dans les plaines de la Crau la formidable puisssance de la maison d'Autriche. Mais l'opiniâtreté du nouveau Fabius n'était pas du génie; au lieu de monter à cheval il déclara sentencieusement : « Qu'il fallait faire un pont d'or « à l'envahisseur qui se retirait, et qu'il valait mieux « laisser fuir le lion que d'affronter son désespoir ».

Cependant la retraite, harcelée par les chevau-légers français (Fig. 222) et par les paysans provençaux, qui avaient à cœur de venger sur l'ennemi tous les maux dont il était cause, devint, jusqu'à Fréjus, une déroute plus désastreuse encore que celle de 1524 \

1 « A la revue qu'il lit de son armée avant de lever le siège d'Aix, l'Empereur trouva que, du nombre de 50.000 qu'il avait, au partir de Nice, il n'en pouvait pas mettre en bataille plus de 25 ou 30.000. Les principaux gens de nom qu'il y perdit turent, Antonio de Leyva, Marc de Bastin, son parent le comte de Horn, Baptiste Gassalde cl autres La retraite fut, pour les premières journées, assez précipitante, et elle continua de cette sorte, jusqu'à ce que l'Empereur se fût vu fort éloigné de son ennemi. » (Martin de Bellay.)

2 « Journellement, il était donné fâcherie aux Impériaux par les paysans, qui s'étaient armés des armes laissées par les malades et par les mourants; lesdits paysans avaient assiégé tous les passages et détroits des chemins, démoli les ponts qui étaient sur les torrents alors impétueux, dont les ennemis se trouvaient fort travaillés.

« L'Empereur, ce voyant, fit assembler force pionniers pour rhabiller les passages, et ht recueillir, au mieux qu'il put, et mettre entre l'avantgarde et l'arrière-garde tous les malades et blessés, afin de les sauver

L'Empereur alla s'embarquer à Gênes, pour ne pas affronter les railleries des princes italiens, qu'il avait quittés en triomphateur. Le marquis del Guasto , chargé de répartir les débris des troupes impériales dans les gÇTnisons du Milanais, laissa les Français, restés m.jiiti'es de Turin, réoccuper les places les plus importa ûtes du Piémont.

L'armée impériale des Pays-Bas, qui devait conquérir la Picardie, avait été arrêtée devant Péronne', bravement défendue par le maréchal de Fleuranges.

mais il ne sut y mettre tel ordre que. de jour en jour, il n'en demeurât grand nombre des plus faibles au long des rochers, pour attendre là que les paysans, irrités d'ire et de courroux à rencontre d'eux, les achevassent de tuer et les missent hors de la misère oii ils étaient. Pour soutenir lesdits paysans, furent envoyés les chevau-légers, lesquels serraient les ennemis de si près, qu'ils souffrirent beaucoup de la faim, parce que c'était pour eux chose malaisée que de se mettre aucunement hors du chemin pour fourrager. De manière que, depuis Aix jusqu'à Fréjus, tous les chemins étaient jonchés de morts et de malades, de harnais, lances, piques, arquebuses et autres armes, et de chevaux abandonnés qui ne se pouvaient soutenir. Hommes et chevaux étaient tous amassés en un tas, les uns parmi les autres, tant de côté que de travers, les mourants pêle-mêle avec les morts, rendant un spectacle si horrible et piteux, qu'il était misérable même pour les plus obstinés ennemis. Je parie de ce que j'ai vu, attendu le travail que j'ai pris à cette poursuite avec ma compagnie, et pareillement le seigneur Paul de Céri et le comte de Tende ; tellement qu'à mon retour à Marseille, je demeurai 15 jours sans pouvoir remonter à cheval. > (Martin de Bellay).

' Bourguignons avaient dit,

Par leurs fines cautelles.

Qu'ils iraient épouser La belle Péronnelle, Et s'en iraient,

L'ANNÉE 1530 39'ô

La noblesse de l'arriôro-ban ayant pris les armes, le courage et l'activité du duc Claude de Guise avaient improvisé la résistance sur les frontières de Champagne, pendant que le cardinal Du Bellay, lieutenant du roi dans sa capitale, organisait la défense de Paris '.

Le comte de Nassau dut reprendre le chemin des Pays-Bas, le jour même où Charles-Quint levait le siège d'Aix; l'armée allemande du Rhin s'était dissoute sans agir, et les paysans du Languedoc avaient

Par le mont Saint-Quenlin, Pour assiéger la ville Et pour la mettre à fin.

Retirez-vous arrière, Flamands et Bourguignons

Jusqu'aux Allemagnes

Vous serez repoussés !

{Vieille chanson française.)

' • Il assembla le prévôt des marchands et les échevins en la maison de ville, et leur remontra le danger qui leur pourrait advenir si Péronne tombait aux mains de l'ennemi; ceux-ci offrirent : 1° de soldoyer 10.000 hommes pour autant de temps que l'affaire durerait; 2° une onte d'artillerie, avec grandes munitions de poudre et boulets ; 3° SO.OOO pionniers, ou plus s'il était besoin, pour remparcr les lieux les plus nécessaires de Paris. Le cardinal accepta seulement la Ibntc d'un nombre d'artillerie et le payement de i 0.000 hommes (quand le besoin on serait). La finance fut soudainement levée, et la charge des 10.000 hommes fut baillée au seigneur d'Estrée. » (Martin du Bellay.)

« L'évêque de Troie, Carraciolo, fils du maréchal do Melfi, dressa dans Paris deux régiments, l'un d'écoliers de l'Université, 1 autre de moines. Il s'en trouva de 10 à 12.000, que le cardinal du Bellay aguerrit si bien qu'ils devinrent un bon corps de ville pour faire guerre et défense. » (Brantôme.)

rivalisé de patriotisme avec les Provençaux, pour tenir tête aux incursions des garnisons espagnoles du Roussillon.

Sur mer, les vaillants corsaires des côtes normandes avaient fait la chasse aux galions du Pérou et pris à l'Empereur plus de 200.000 écus d'or.

L'année 1530 se terminait glorieusement pour nos armes; le prisonnier de Pavie était redevenu le roi de Marignan.

F. Weiss.

Fis. 223.

Malheureusement François P', fatigué par l'abus des plaisirs et assombri par sa mauvaise santé, ne sut pas

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