STRATÉGIE OFFENSIVE
L'été suivant, Henri II répartit en trois armées toutes les forces militaires de la France en deçà des monts, « afin de tenir l'ennemi en doute de ce qu'on devait
de quelque sorte et nation qu'ils soient, ainsi que les colonels, maréchaux de camp, gouverneurs, mestres de camp ijarticuliers, commissaires généraux et particuliers tant de la guerre que de l'artillerie, les maréchaux des logis et les fourriers, les capitai^ies de gens de pied, les lieutenants, enseignes, sergents-majors, canonniers, munitionnaires cl chevaucheurs, faits prisonniers de guerre, ne seront contraints de payer pour la délivrance de leurs personnes que leur solde guerrière d'un mois ;
€ Les capitaines, lieutenants, enseignes, guidons et maréchaux des logis de gendarmerie ne paieront que l'élat et gage de leurs quartiers;
« Les hommes d'armes, archers, chcvau-légers, gens de pied, caporaux, sergents et fourriers, lorsqu'ils auront été pris à la guerre et dévalisés, seront soudain relâchés sans payer aucune taille ou composition ;
« Les auditeurs, secrétaires ou médecins des lieutenants généraux, les trésoriers, faiseurs de montres, contrôleurs des guerres tant des réparations et munitions que des vivres, les prévôts ou châtelains de forteresse, trouvés en campagne et pris, ne paieront d'autre rançon que leur solde d'un mois.
« Les gentilshommes volontaires, qui viennent à la guerre par honneur ou par plaisir, sans cire stipandiés par leurs princes, seront sujets à rançon, selon l'honnêtclé et courtoisie des lieulcnanls généraux, cl ils seront crus sur parole au sujet de leur qualité. • (Boyvin du Villars.)
STRATEGIE OFFENSIVE (1534). 465
exécuter et de quel côté on le voulait surprendre et envahir.
Vannée de Picardie, dirigée par Charles de Bourbon, prince de la Hoche-sur-Yon, campait à l'entour de Saint-Quentin; elle se composait de 9 à 10.000 hommes de pied des bandes de Picardie, vieilles ou nouvelles, de 300 hommes d'armes et de 5 à 600 chevau-légers ou arquebusiers à cheval.
L armée de Champagne, la principale, était rassemblée entre Laon et Crespy sous le commandement direct du connétable ; elle comptait 25 enseignes d'infanterie française, les deux régiments allemands du Rhingrave et du colonel Rincrok, 1.400 hommes d'armes, 1.800 à 2.000 chevau-légers ou arquebusiers à cheval', autant de gentilshommes de l'arrière-ban % et quelques compagnies de cavalerie anglaises ou écossaises.
L armée de la Meuse entourait Mézières ; son lieutenant général, François de Clèves, duc de Nevers, disposait de 20 vieilles enseignes françaises % de 4 enseignes anglaises ou écossaises, des deux régiments allemands du comte Cristophe de Rockendorf et du baron de Fontenay, de 300 hommes d'armes, de 800 chevau-légers ou arquebusiers à cheval * et de 200 pistoliers allemands.
1 « Desquels était général W d'Aumalc, qui, peu auparavant, était revenu de captivité. » (Rabutin.)
"^ Étant toujours le seigneur de la Jaillc leur général. (Idem.)
^ « Tirées des garnisons de Meta, Verdun, Toul, Danvillers, Yvoy et Montmédy. • (Idem.)
^ « Desquels était général Louis de Bourbon , prince de Gondé. » (Idem.)