‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 101 sur 203 · LE CAMP DE PHILIPPE LE BEL · texte numérisé non relu

LE CAMP DE PHILIPPE LE BEL

L'étape n'est pas longue. A Fampoux, à deux lieues d'Arras, l'armée s'arrête pour camper.

L'avant-garde, composée de baronnie et d'hommes d'armes, s'établit dans les villages ou bien en plein champ sous la tente :

Connétables et capitaines Des primeraines compaignies Choisissent leurs logis...

Et ceux qui les suivent à traces Prennent en bon ordre leurs places; Par labours et par sillons Tendent tentes et paveillons ; Comme en force maisons et salles Mettent dedans coffres et malles.

L'infanterie bivouaque comme elle peut. Nous trouvons déjà l'esprit de ressources du soldat français, qui sait improviser un abri et une cuisine :

* Cliquetis vient de ce vieux mot.

2 Vagabonds, armés ou non, qui suivent l'armée: ce sont les calones des Romains; ils portent les fardeaux du soldat et font ses corvée?;, moyennant salaire.

5 Crient : ■< hue ! • L'exclamation est restée.

* Se battent.

" Fracas.

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