‹ Les batailles d'autrefoisChapitre 12 sur 203 · SUISSES ET LANSQUENETS · texte numérisé non relu

SUISSES ET LANSQUENETS

L'infanterie suisse avait gagné une grande renommée à Granson et à Morat (1476), où, formée en phalange et armée de piques de dix-huit pieds, elle avait triomphé des brillants hommes d'armes de Charles le Téméraire.

Plus tard, elle adopta l'ordre échelonne des Romains, et ses hérissons vinrent fièrement prendre poste au milieu même des lignes ennemies.

Cependant, cette manœuvre audacieuse ne réussit pas à Marignan (1^15).

Après deux jours de bataille, les carrés suisses furent rompus par la noblesse française.

Le roi chevalier s'attacha, par une paix perpétuelle, les braves montagnards qu'il avait vaincus, et, depuis Marignan jusqu'au 10 août 1792, la monarchie française n'eut pas de plus fidèles défenseurs que les Suisses.

Les lansquenets (mercenaires allemands) avaient adopté les manœuvres des Suisses. Comme eux, ils maniaient la lourde épôe à deux mains, mais ils n'eurent jamais le même élan ni la même solidité.

LEGIOiNS ET RÉGlllENTS.

C'était l'époque de la Renaissance littéraire et artistique ; les Romains étaient à la mode.

François 1" créa, à l'exemple de Romulus, sept légions, composées chacune de six compagnies de 1,000 fantassins (1534).

La légion provinciale comprenait 1,200 arquebusiers. Les autres soldats étaient armés de piques ou de hallebardes.

TRANSFORMATIONS SUCCHlSSIVIvS DK I.A TACTIOUI^. 27

Sous Chcarles IX, ces légions devinrent des régiments (1^)07). Ce nom indiquait les corps les plus différents, comme composition et comme etrectif, mais la formation tactique était uniforme.

C'était la phalange, sur 8 ou 12 hommes de hauteur, les piquiers au centre, les mousquetaires aux ailes.

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